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Site internet de courtier en assurance : mentions obligatoires

Mis à jour le 11 octobre 2026 11 min de lecture
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Le site internet d’un courtier en assurance doit afficher deux séries de mentions. D’abord celles de tout site professionnel : identité et coordonnées, numéro RCS, directeur de la publication et hébergeur (articles 1-1 et 19 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, dite LCEN). Ensuite celles propres à l’intermédiaire, que le Code des assurances impose de communiquer au client avant tout contrat : numéro d’immatriculation ORIAS, procédure de réclamation et médiation, coordonnées de l’ACPR, liens financiers avec des assureurs, nature du conseil et mode de rémunération (articles L. 521-2 et R. 521-1). Le médiateur de la consommation doit en outre figurer sur le site de manière visible et lisible (article R. 616-1 du Code de la consommation), et tout formulaire suppose une politique de confidentialité (article 13 du RGPD). Le reste tient en quelques pages : spécialités, présentation du cabinet, contact et prise de rendez-vous.

Cette page traite du site lui-même. Les démarches de création de l’entreprise figurent dans notre guide pour créer un cabinet de courtage, et la recherche de clients dans trouver ses premiers clients en courtage.

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Quelles mentions sont obligatoires sur le site d’un courtier en assurance ?

Mentions à prévoir, texte de référence et emplacement conseillé :

MentionTexte de référenceOù la placer
Nom ou dénomination sociale, forme juridique et capital (société), adresse, téléphone, emailLCEN, articles 1-1 et 19Mentions légales
Numéro RCS et, le cas échéant, numéro de TVA intracommunautaireLCEN, articles 1-1 et 19Mentions légales
Directeur de la publication ; nom, adresse et téléphone de l’hébergeurLCEN, article 1-1Mentions légales
Numéro d’immatriculation ORIAS et catégorie (COA pour un courtier)Code des assurances, article L. 521-2, IPied de page et informations réglementaires
Service de réclamation et modalités de recours à la médiationArticles L. 521-2, I et R. 521-1, IPage réclamations
Nom, coordonnées et adresse du site du médiateur de la consommationCode de la consommation, articles L. 616-1 et R. 616-1Visible et lisible sur le site
Coordonnées et adresse de l’ACPRArticle R. 521-1, IInformations réglementaires
Participation de 10 % ou plus entre vous et un assureur, dans un sens ou dans l’autreArticles L. 521-2, I et R. 521-1, IIInformations réglementaires
Nature du conseil : analyse d’un nombre suffisant de contrats, exclusivité, ou nom des assureurs avec lesquels vous travaillezArticle L. 521-2, II, 1°Informations réglementaires
Nature de la rémunération (commission, honoraires, autre avantage) et, en cas d’honoraires, leur montant ou leur mode de calculArticle L. 521-2, II, 2° et 3°Informations réglementaires
Politique de confidentialitéRGPD, article 13Lien sous chaque formulaire et en pied de page
Consentement aux traceurs non essentielsLoi Informatique et Libertés, article 82Bandeau et page de gestion des cookies

Un cas particulier : si vous n’êtes lié par aucune exclusivité mais ne fondez pas votre conseil sur l’analyse d’un nombre suffisant de contrats, vous indiquez aussi l’assureur ou le groupe avec lequel vous avez réalisé plus de 33 % de votre chiffre d’affaires de distribution l’année précédente (article R. 521-1, II).

Les sanctions varient selon la mention. L’absence d’identification de l’éditeur est punie d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende au plus (article 1-2 de la LCEN). L’absence des coordonnées du médiateur expose à une amende administrative de 3 000 € au plus pour une personne physique et de 15 000 € au plus pour une personne morale (article L. 641-1 du Code de la consommation). Les manquements à l’information du client relèvent du contrôle de l’ACPR ; ceux qui touchent aux données personnelles, de la CNIL.

N’ajoutez rien qui ne corresponde à une réalité : pas de label ni de « certification » que vous ne détenez pas, pas de logo d’assureur sans son accord, pas de mot « partenaire » qui laisserait croire à un mandat.

Le site remplace-t-il le document d’entrée en relation ?

Non. Les informations des articles L. 521-2 et R. 521-1 sont dues à chaque client avant la conclusion du contrat, sur papier par défaut, ou sur un autre support durable si le client l’a choisi (article L. 521-6 du Code des assurances). Un site internet ne suffit que si quatre conditions sont réunies : ce mode est adapté à la relation, le client l’a accepté, vous lui avez notifié par voie électronique l’adresse du site et l’endroit où se trouvent les informations, et l’accès reste garanti pendant une durée raisonnable.

En pratique, publiez une page « Informations réglementaires » pour les prospects, et remettez à chaque client votre document d’entrée en relation, daté, avec une preuve de remise. Le contenu de ce document et la suite du parcours (recueil des besoins, recommandation écrite) sont détaillés dans notre article sur le devoir de conseil du courtier.

Une précaution de calendrier : mettez le site en ligne une fois votre inscription publiée au registre de l’ORIAS. Avant, vous ne pouvez ni présenter ni proposer de contrat d’assurance, et exercer sans immatriculation est puni de deux ans d’emprisonnement et de 6 000 € d’amende. Source : Code des assurances, 2024 Rien ne vous empêche de préparer le site pendant les démarches.

Comment rédiger la page réclamations et médiation ?

Cette page remplit une obligation d’information et donne un interlocuteur au client mécontent. Elle indique :

  • où adresser une réclamation : adresse postale, adresse email, et la personne ou le service qui la traite ;
  • les délais que vous appliquez : la recommandation ACPR 2024-R-02 prévoit un accusé de réception sous dix jours ouvrables et une réponse sous deux mois au plus ;
  • le médiateur de la consommation dont vous relevez : son nom, son adresse et l’adresse de son site, en précisant que le client peut le saisir gratuitement après une réclamation écrite restée sans solution ;
  • les coordonnées de l’ACPR : 4 place de Budapest, CS 92459, 75436 Paris Cedex 09.

Le choix du médiateur, la procédure interne et un modèle de clause sont détaillés dans notre article sur la médiation et le rôle du courtier. Ajoutez un lien « Réclamations » en pied de page.

Quelles pages prévoir pour obtenir des demandes de rendez-vous ?

Un site de courtier doit dire vite ce que vous faites, pour qui, et comment vous joindre.

PageRôleÀ y mettre
AccueilDire en quelques lignes qui vous êtes, pour qui, oùSpécialités, zone d’intervention, bouton de prise de contact, ORIAS en pied de page
Une page par spécialitéRépondre à un besoin précisSituations couvertes, questions fréquentes, documents à préparer, déroulé du premier rendez-vous
Le cabinetRassurer sur la méthodeParcours, statut de courtier, méthode de travail (recueil des besoins, comparaison, recommandation écrite)
Contact et rendez-vousTransformer la visite en échangeTéléphone cliquable, email, formulaire court, réservation de créneaux en ligne
Informations réglementaires et réclamationsRemplir l’obligation d’informationLes mentions du tableau précédent
Mentions légales, confidentialité, cookiesRespecter la LCEN et le RGPDÉditeur, hébergeur, traitements, droits des personnes

Les pages de spécialité font le plus de travail. Une page « RC Pro des artisans du bâtiment » ou « assurance emprunteur » répond à une recherche précise ; une page « Nos assurances » qui liste tout ne répond à aucune. Écrivez pour le lecteur : sa situation, ce qu’il risque de mal couvrir, ce que vous allez lui demander.

Côté contact, quelques règles simples :

  • Un formulaire court : nom, moyen de contact, besoin, créneau souhaité.
  • Aucune donnée de santé dans un formulaire de contact. Ce sont des données sensibles (article 9 du RGPD) : recueillez-les plus tard, pour l’étude d’un contrat et avec les garanties prévues. Les règles sont détaillées dans notre article sur la protection des données du courtier.
  • La prise de rendez-vous en ligne évite les allers-retours : un agenda qui affiche vos créneaux libres et envoie une confirmation suffit.
  • Un affichage soigné sur téléphone : numéro cliquable, boutons lisibles, pages légères.
  • Des promesses vérifiables. « Le moins cher garanti » ou « économies assurées » sans justification exposent à une pratique commerciale trompeuse (article L. 121-2 du Code de la consommation). Décrivez votre méthode, pas un résultat.

Comment être trouvé par les prospects de votre secteur ?

Une recherche de courtier associe souvent un besoin et un lieu. Trois leviers comptent :

  1. Une fiche d’établissement sur Google et sur les autres services de cartes, avec les mêmes nom, adresse et téléphone que sur le site, la bonne catégorie, vos horaires et un lien vers la page contact. Si vous ne recevez pas de public, une zone desservie peut remplacer l’adresse affichée.
  2. Des avis authentiques. Demandez-les après une étape concrète (signature, sinistre réglé) et répondez à tous, sans jamais révéler d’information sur le client. Publier, acheter ou faire rédiger de faux avis est une pratique commerciale trompeuse (article L. 121-4 du Code de la consommation). Si vous affichez des avis sur votre site, précisez s’ils sont contrôlés et comment (article L. 111-7-2).
  3. Des pages de spécialité ancrées localement : citez votre zone quand elle a du sens, sans dupliquer la même page pour dix villes.

La méthode pas à pas (fiche, avis, réseaux sociaux) fait l’objet de notre article SEO et réseaux sociaux pour courtiers.

Combien coûte un site de courtier ?

Il n’existe pas de prix de référence. Les fourchettes ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs, issus d’aucune grille officielle, à confirmer par des devis.

PosteOrdre de grandeur indicatifCe qui fait varier
Nom de domaineQuelques euros à quelques dizaines d’euros par anExtension, options
Hébergement ou abonnement à un outil de création de siteQuelques euros à quelques dizaines d’euros par moisFonctions, nombre de pages, prise de rendez-vous
Création confiée à un indépendant ou à une agenceDe l’ordre d’un à plusieurs milliers d’euros pour un site vitrineNombre de pages, rédaction, photos, fonctions
Mentions légales et politique de confidentialitéVotre temps, ou un conseil juridiqueNombre et nature des traitements de données
Mises à jourQuelques heures par anChangement de médiateur, d’hébergeur, d’adresse ou de mode de rémunération

Le poste le plus souvent oublié est la mise à jour : un changement de médiateur, d’hébergeur ou d’adresse doit apparaître sans attendre sur le site. Si vous faites appel à un prestataire, demandez-lui de vous laisser la main sur les pages légales.

Que vérifier avant la mise en ligne ?

PointVérifié si
Mentions légalesÉditeur, RCS, directeur de la publication et hébergeur sont complets
Informations réglementairesORIAS, ACPR, liens financiers, nature du conseil et rémunération figurent sur une page accessible depuis chaque page
Réclamations et médiationLe médiateur est visible et lisible, avec l’adresse de son site
FormulairesChamps limités, aucune donnée de santé, lien vers la politique de confidentialité
CookiesAucun traceur non essentiel déposé avant le consentement
Promesses et avisAucun chiffre sans justification, aucun avis inventé

Comment se former avant de lancer son cabinet ?

Le site vient après l’inscription à l’ORIAS, qui exige la capacité professionnelle de niveau 1 : le plus souvent une formation de 150 heures dont le programme est fixé par l’arrêté du 23 juin 2008 modifié. Source : Légifrance, 2008-06-23 L’inscription coûte 25 € par catégorie et par an. Source : ORIAS, 2024 Les étapes sont résumées sur notre page inscription à l’ORIAS.

La formation IAS 150h de FormaCourtage (399 € TTC, 100 % en ligne, à votre rythme) suit ce programme, avec un quiz à la fin de chaque module. Une fois le parcours terminé et validé, vous téléchargez votre attestation de formation, acceptée pour l’inscription à l’ORIAS, et votre livret de stage.

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Questions fréquentes

À propos de ce sujet

Quelles mentions doivent figurer sur le site d'un courtier en assurance ?
Celles de tout site professionnel : nom ou dénomination sociale, adresse, téléphone, email, numéro RCS, capital pour une société, numéro de TVA s'il existe, directeur de la publication et hébergeur (articles 1-1 et 19 de la LCEN). S'y ajoutent les informations que le Code des assurances impose de donner au client : numéro ORIAS, réclamations et médiation, coordonnées de l'ACPR, liens financiers avec des assureurs, nature du conseil et mode de rémunération (articles L. 521-2 et R. 521-1). Le médiateur de la consommation doit en outre apparaître de manière visible et lisible sur le site (article R. 616-1 du Code de la consommation).
Le numéro ORIAS doit-il apparaître sur le site d'un courtier ?
Le Code des assurances impose de communiquer votre immatriculation à tout client avant la conclusion d'un contrat (article L. 521-2). Le site est le support le plus simple pour cela : indiquez le numéro ORIAS et la catégorie (COA pour un courtier en assurance) en pied de page et dans les informations réglementaires, avec un lien vers le registre public de l'ORIAS, où chacun peut vérifier votre inscription.
Une page d'informations réglementaires remplace-t-elle le document d'entrée en relation ?
Non. Les informations précontractuelles sont remises à chaque client avant le contrat, sur papier ou sur un autre support durable s'il l'a choisi (article L. 521-6 du Code des assurances). Un site internet ne suffit que si quatre conditions sont réunies : ce mode est adapté à la relation, le client l'a accepté, vous lui avez notifié par voie électronique l'adresse du site et l'endroit où se trouvent les informations, et l'accès reste garanti pendant une durée raisonnable.
Où indiquer le médiateur de la consommation ?
Sur votre site, de manière visible et lisible, ainsi que dans vos conditions générales ou vos documents contractuels, avec le nom du médiateur, ses coordonnées et l'adresse de son site internet (articles L. 616-1 et R. 616-1 du Code de la consommation). Le manquement est passible d'une amende administrative de 3 000 euros au plus pour une personne physique et de 15 000 euros au plus pour une personne morale (article L. 641-1).
Un bandeau cookies est-il obligatoire sur le site d'un courtier ?
Seulement si le site dépose des traceurs qui ne sont pas strictement nécessaires à son fonctionnement, par exemple des pixels publicitaires ou une mesure d'audience non exemptée : le consentement doit alors être recueilli avant leur dépôt (article 82 de la loi Informatique et Libertés). La politique de confidentialité, elle, est nécessaire dès qu'un formulaire collecte des données personnelles (article 13 du RGPD).
Combien coûte le site internet d'un courtier en assurance ?
Il n'existe pas de prix de référence. À titre indicatif, un site réalisé soi-même avec un outil de création coûte surtout un abonnement et un nom de domaine, soit de l'ordre de quelques dizaines à quelques centaines d'euros par an, plus votre temps. Un site vitrine confié à un indépendant ou à une agence se chiffre plutôt de l'ordre d'un à plusieurs milliers d'euros, selon le nombre de pages, la rédaction et les fonctions. Comparez plusieurs devis.

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