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Devenir courtier en assurance sans diplôme : c'est possible et voici comment en 2026

38 min de lecture
reconversion diplôme

Camille, 29 ans, BTS Assurance interrompu et trois ans collaboratrice

Camille, 29 ans, a arrêté son BTS Assurance en deuxième année. Pas par échec, par lassitude du format scolaire. Elle a enchaîné en CDI comme collaboratrice dans un cabinet de courtage en assurance, où elle est restée trois ans. Elle gérait la production, le suivi de portefeuille, les échanges avec les compagnies, les premiers contacts clients. Au bout de trois ans, l’envie de s’installer à son compte est devenue plus forte que la sécurité du salaire.

Aujourd’hui, elle exerce comme courtière indépendante. Son secret ? Il n’y en a pas. Elle a suivi une formation IAS de 150 heures pour valider sa capacité professionnelle Niveau 1, obtenu son attestation, s’est inscrite au registre ORIAS, et a commencé à exercer. Pas de piston, pas de diplôme caché dans un tiroir. Juste la voie légale, accessible à tous, que la plupart des gens ignorent.

Devenir courtier en assurance sans diplôme initial

Son histoire n’est pas exceptionnelle. Elle est représentative. Chaque année, des milliers de personnes deviennent courtiers en assurance en France sans détenir de diplôme spécifique en assurance ou finance. Des commerciaux, des artisans, des collaborateurs de cabinet qui s’installent à leur compte, des salariés en reconversion. Tous passent par le même chemin : la capacité professionnelle IAS Niveau 1.

Cet article va vous expliquer exactement comment fonctionne ce système. Quelles sont les voies d’accès au courtage sans diplôme. Ce que dit la loi. Ce que vous devez faire concrètement. Et pourquoi l’absence de diplôme n’est absolument pas un obstacle à une carrière réussie dans le courtage en assurance.

Ce que dit la loi : aucun diplôme n’est exigé pour devenir courtier

C’est le point de départ, et il faut le poser clairement : la loi française n’exige aucun diplôme pour exercer le métier de courtier en assurance. Pas de bac, pas de BTS, pas de licence, pas de master. Rien.

Ce que la loi exige, c’est une capacité professionnelle. Et cette capacité professionnelle peut s’obtenir de plusieurs manières, dont certaines ne nécessitent aucun diplôme préalable.

Le cadre juridique repose sur deux textes fondamentaux :

  • L’article R. 512-9 du Code des assurances, qui définit les conditions de capacité professionnelle exigées pour chaque catégorie d’intermédiaire en assurance.
  • L’arrêté du 26 septembre 2018 (référence ECOT1818066A), qui fixe le contenu et la durée de la formation obligatoire, ainsi que les équivalences reconnues.

L’article R. 512-9 distingue trois catégories d’intermédiaires : les courtiers (COA), les agents généraux (AGA), les mandataires d’assurance (MA), et les mandataires d’intermédiaires en assurance (MIA). Pour chaque catégorie, le Code des assurances prévoit des conditions de capacité professionnelle spécifiques.

Pour les courtiers (catégorie COA), la capacité professionnelle de niveau 1 est requise. Elle peut s’obtenir par :

  1. Une formation de 150 heures minimum, conforme au programme défini par l’arrêté du 26 septembre 2018.
  2. Une expérience professionnelle dans le secteur de l’assurance, de la banque ou de la finance.
  3. La détention de certains diplômes ou certifications reconnues comme équivalences.

La première voie, la formation, est ouverte à tous sans condition de diplôme. C’est la voie la plus utilisée. C’est aussi celle que nous recommandons pour toute personne qui souhaite devenir courtier et qui ne dispose pas d’une expérience significative dans le secteur.

Arbre de décision : où vous situez-vous

Avant de détailler chacune des voies d’accès, prenons cinq minutes pour identifier précisément la vôtre. La règle d’or à retenir avant tout : la formation IAS est obligatoire pour exercer comme courtier, mais le diplôme initial ne l’est pas. Cette distinction est fondamentale et trop souvent confondue. Toute personne qui s’installe en COA (courtier en opérations d’assurance) doit justifier d’une capacité professionnelle, et la grande majorité des courtiers sans diplôme l’obtiennent par la voie de la formation IAS 150 heures.

Arbre de décision pour devenir courtier sans diplôme

L’arbre ci-dessous vous oriente en trois questions simples. Lisez les questions dans l’ordre, et arrêtez-vous dès que vous identifiez votre cas.

Question 1 : avez-vous travaillé au moins 2 ans dans une fonction liée à la production ou à la gestion de contrats d’assurance ?

Cette question concerne uniquement les profils qui ont déjà exercé dans le secteur. Sont concernés : les anciens conseillers bancaires ayant distribué de l’assurance vie, emprunteur ou prévoyance ; les anciens collaborateurs de cabinet de courtage ; les anciens salariés d’agence générale ou de compagnie d’assurance ; les anciens gestionnaires de sinistres ou souscripteurs.

  • Oui, comme cadre depuis 4 ans minimum, ou comme non-cadre depuis 2 ans minimum dans les 3 dernières années : votre profil entre dans le Cas 2 (la VAE pour faire reconnaître l’expérience). Vous pouvez potentiellement valider votre capacité par l’expérience, sans formation. Lisez attentivement la suite, car les justificatifs requis sont précis.
  • Non, ou expérience trop courte ou trop éloignée du périmètre assurance : passez à la question 2.

Question 2 : détenez-vous l’un des diplômes reconnus comme équivalents par l’arrêté du 26 septembre 2018 ?

La liste limitative inclut le BTS Assurance, le BTS Banque (option marché des particuliers), certaines licences professionnelles assurance-banque-finance, et des masters en finance, assurance, droit des assurances ou gestion de patrimoine.

  • Oui, j’ai un BTS Assurance, une licence pro assurance ou un master finance : votre profil entre dans le Cas 3 (la combinaison IAS plus expérience valorisée). Vous pouvez potentiellement vous dispenser de la formation IAS, mais la suivre reste recommandé pour combler les angles morts.
  • Non, ou je détiens un diplôme dans un autre domaine (commerce général, gestion, sciences humaines, technique) : passez à la question 3.

Question 3 : avez-vous une expérience commerciale ou administrative significative dans un autre secteur, sans lien direct avec l’assurance ?

Cette question concerne la grande majorité des candidats à la reconversion : commerciaux, artisans, fonctionnaires, indépendants, salariés du privé sans expérience assurance.

  • Oui, expérience professionnelle dans un autre secteur (commerce, services, industrie, public) ou pas d’expérience formelle : votre profil entre dans le Cas 1 (la voie IAS 150h directe). C’est la voie la plus utilisée et la plus simple.
  • Vous êtes un jeune sans expérience professionnelle, sans diplôme assurance : également Cas 1. La formation IAS 150h ne demande aucun prérequis et vous donne accès au métier.

Synthèse : à quel cas appartenez-vous

ProfilCas applicableAction recommandée
Aucun diplôme et aucune expérience assuranceCas 1Formation IAS 150h directe
Aucun diplôme mais expérience assurance de 2 à 4 ansCas 2Tester la VAE, sécuriser avec la formation IAS
Diplôme non lié à l’assurance, sans expérience secteurCas 1Formation IAS 150h directe
Diplôme reconnu (BTS Assurance, master finance)Cas 3Vérifier l’équivalence, formation complémentaire utile
Diplôme reconnu plus expérience secteurCas 3Inscription ORIAS souvent possible sans formation
Jeune sans bac, sans expérienceCas 1Formation IAS 150h directe, aucun prérequis

Les trois cas sont détaillés ci-dessous avec leurs spécificités.

Les trois voies pour obtenir la capacité professionnelle sans diplôme

Détaillons chacune de ces trois voies d’accès. Nous verrons ensuite pourquoi la formation est, dans la grande majorité des cas, le choix le plus pertinent.

Voie 1 : La formation IAS 150 heures

C’est la voie royale. Celle qui concerne la grande majorité des personnes qui se lancent en courtage, diplômé ou non.

Le principe est simple : vous suivez une formation de 150 heures couvrant les cinq unités de valeur (UV) définies par l’arrêté du 26 septembre 2018, vous validez l’examen final, et vous obtenez une attestation de capacité professionnelle. Cette attestation vous permet de vous inscrire au registre ORIAS en catégorie COA (courtier en opérations d’assurance).

Les conditions d’accès : aucune. Pas de diplôme minimum, pas de prérequis académique, pas de condition d’âge au-delà de la majorité. La formation est ouverte à toute personne majeure, sans restriction.

Le contenu :

  • UV1 : Savoirs généraux (56 heures)
  • UV2 : Assurances de personnes, prévoyance et santé (24 heures)
  • UV3 : Assurance vie et capitalisation (24 heures)
  • UV4 : Contrats collectifs (16 heures)
  • UV5 : Assurance des biens et responsabilité (30 heures)

La validation : un examen final de 100 questions sous forme de QCM. Le seuil de réussite est fixé à 70 %, soit 70 bonnes réponses sur 100.

Le format : la formation peut être suivie en présentiel ou en e-learning. Le format e-learning est le plus répandu et le plus pratique, car il permet de suivre les cours à votre rythme, depuis chez vous, en parallèle d’une activité professionnelle.

Pour un panorama complet du contenu et de l’organisation de cette formation, consultez notre guide détaillé sur la formation IAS 150h.

Voie 2 : L’expérience professionnelle

L’article R. 512-9 du Code des assurances prévoit une deuxième voie : la validation par l’expérience professionnelle. Cette voie ne nécessite aucun diplôme, mais elle impose des conditions strictes de durée et de nature d’expérience.

Les conditions :

  • En tant que cadre : 4 années d’expérience dans une fonction de production ou de gestion de contrats d’assurance ou de capitalisation, dans une entreprise d’assurance, un cabinet de courtage, une agence générale, ou un établissement de crédit.
  • En tant que non-cadre : 2 années d’expérience dans les mêmes fonctions et les mêmes types de structures.

Ce qui compte : l’expérience doit être directement liée à la production, la gestion ou le courtage de contrats d’assurance. Un poste administratif dans une compagnie d’assurance ne suffit pas nécessairement. Il faut que votre activité ait impliqué la souscription, le conseil, la gestion de sinistres, ou la distribution de produits d’assurance.

Les justificatifs : vous devrez fournir des attestations de vos employeurs, des bulletins de salaire, des certificats de travail, ou tout document prouvant la nature et la durée de votre expérience. L’ORIAS vérifie ces documents lors de votre demande d’inscription.

Les limites de cette voie : elle est réservée aux personnes qui ont déjà travaillé dans le secteur de l’assurance ou de la banque dans des fonctions liées à la distribution de produits d’assurance. Si vous venez d’un tout autre secteur, cette voie ne vous concerne pas. Et même si vous avez l’expérience requise, il faut pouvoir la prouver avec des documents précis. Ce n’est pas toujours simple, surtout si vous avez changé d’employeur plusieurs fois.

Voie 3 : L’équivalence de diplômes

Certains diplômes sont reconnus comme équivalents à la formation IAS de 150 heures, conformément à l’arrêté du 26 septembre 2018. Si vous détenez l’un de ces diplômes, vous n’avez pas besoin de suivre la formation.

Les principaux diplômes reconnus :

  • BTS Assurance
  • BTS Banque, conseiller de clientèle (option marché des particuliers)
  • BTS Négociation et digitalisation de la relation client (NDRC), sous certaines conditions
  • Licence professionnelle assurance, banque, finance
  • Master en finance, assurance, droit des assurances, ou gestion de patrimoine
  • Diplômes équivalents délivrés dans d’autres États membres de l’UE

Précision importante : un diplôme en commerce, en gestion, ou en économie ne suffit pas automatiquement. Seuls les diplômes dont le programme couvre spécifiquement les matières définies par l’arrêté du 26 septembre 2018 sont reconnus. En cas de doute, c’est l’ORIAS qui tranche lors de l’examen de votre dossier d’inscription.

Cette troisième voie est pertinente si vous détenez déjà l’un de ces diplômes. Si ce n’est pas le cas, passer un BTS Assurance (2 ans après le bac) pour obtenir une équivalence serait absurde quand vous pouvez obtenir la même capacité professionnelle en 150 heures de formation. Pour mieux comprendre la hiérarchie des niveaux IAS, consultez notre comparatif des niveaux IAS 1, 2 et 3.

Attestation IAS obtenue sans diplôme initial

Tableau comparatif : formation vs expérience vs diplôme

Voici une synthèse des trois voies d’accès à la capacité professionnelle, comparées sur les critères qui comptent pour une personne sans diplôme.

CritèreFormation IAS 150hExpérience professionnelleÉquivalence diplôme
Diplôme requisAucunAucunOui (BTS, Licence, Master spécifique)
Durée150 heures (2 à 4 mois en moyenne)2 ans (non-cadre) à 4 ans (cadre)2 à 5 ans de formation initiale
Coût399 à 890 euros selon la formuleGratuit (mais exige des années d’expérience)Coût des études supérieures
Accessible sans bacOuiOuiNon (sauf exceptions)
FormatPrésentiel ou e-learningExpérience en posteFormation académique
ExamenQCM 100 questions (seuil 70 %)Pas d’examen, justificatifs d’expérienceExamen du diplôme concerné
Délai d’obtentionImmédiat après validation du QCMAprès 2 ou 4 ans d’expérience justifiéeAprès obtention du diplôme
Compatibilité avec une activité en parallèleOui (e-learning à votre rythme)Oui (c’est votre activité)Difficile (études à temps plein)
Capacité professionnelle obtenueNiveau 1 (COA)Niveau 1 (COA)Niveau 1 (COA)
Droits après obtentionIdentiquesIdentiquesIdentiques

Le constat est clair : pour une personne sans diplôme et sans expérience dans le secteur de l’assurance, la formation IAS 150 heures est la seule voie praticable. Et c’est aussi la plus rapide, la moins coûteuse, et la plus flexible.

Pourquoi la formation est la voie la plus accessible

Revenons sur les avantages concrets de la formation IAS pour les profils sans diplôme.

Aucun prérequis académique

C’est le point fondamental. Vous n’avez pas le bac ? Pas de problème. Vous avez quitté l’école à 16 ans ? Ça ne change rien. Vous n’avez jamais mis les pieds dans une université ? Personne ne vous le demandera.

La formation IAS est conçue pour transmettre un ensemble de connaissances définies réglementairement. Si vous êtes capable de lire, de comprendre des textes, de retenir des informations et de répondre à des questions, vous pouvez la suivre et la valider.

Cela ne veut pas dire qu’elle est facile. Le programme est dense : 150 heures de contenu couvrant le droit des assurances, la fiscalité, les produits de prévoyance, d’épargne, de santé, les contrats collectifs, la responsabilité civile. Il faut travailler, réviser, s’exercer. Mais la difficulté est surmontable pour toute personne motivée, quel que soit son parcours scolaire.

Un format adapté aux contraintes de la vie réelle

La formation en e-learning se suit à votre rythme. Pas d’horaires fixes, pas de salle de classe, pas de déplacements. Vous pouvez travailler le soir après votre journée, le week-end, pendant vos pauses. Vous gérez votre planning comme vous l’entendez.

Pour quelqu’un qui travaille en parallèle, qui a des enfants, ou qui vit loin d’un centre de formation, c’est un avantage décisif. La formation ne vous oblige pas à quitter votre emploi ni à réorganiser votre vie.

Un investissement financier accessible

Le coût d’une formation IAS 150 heures varie selon les organismes et les formules. Chez FormaCourtage, les tarifs sont les suivants :

  • IAS Niveau 1 Solo : 399 euros TTC (accès 6 mois, formation 100 % en ligne)
  • IAS Niveau 1 Accompagné : 490 euros TTC (accès 12 mois, avec accompagnement)
  • IAS Niveau 1 Intégral : 890 euros TTC (accès illimité, accompagnement complet)

Comparez ces montants avec le coût d’un BTS (2 ans d’études) ou d’une licence professionnelle (3 ans). La différence est sans commune mesure. Même en ajoutant le coût de l’inscription ORIAS et de l’assurance RC Pro, le budget total pour se lancer en courtage reste inférieur à 2 000 euros.

Un délai court entre la décision et l’exercice

Avec une formation en e-learning, le délai entre le moment où vous décidez de vous lancer et le moment où vous obtenez votre attestation de capacité professionnelle se compte en semaines, pas en années.

En moyenne, nos apprenants complètent la formation en 8 à 12 semaines en y consacrant 15 à 20 heures par semaine. Les plus rapides terminent en 4 à 6 semaines. Les plus méthodiques prennent 3 à 4 mois. Dans tous les cas, vous pouvez être inscrit à l’ORIAS et opérationnel en moins d’un semestre.

Comparez avec les 2 à 4 ans nécessaires pour valider la voie de l’expérience professionnelle, ou les 2 à 5 ans pour un diplôme supérieur. La formation est, de loin, la voie la plus rapide vers le courtage.

Des profils réels qui ont réussi sans diplôme

L’absence de diplôme n’est pas un handicap dans le courtage. Voici des parcours représentatifs de ce que nous observons chaque année.

Le commercial reconverti

Julien, 34 ans, est titulaire d’un bac pro vente. Il a travaillé 10 ans dans la vente B2B, d’abord en fournitures de bureau, puis en solutions informatiques pour les PME. Il maîtrise la prospection téléphonique, la négociation, le suivi de portefeuille client.

Il a suivi la formation IAS en 10 semaines en parallèle de son activité de commercial. Évaluation finale validée du premier coup avec 82 % de bonnes réponses. Six mois après son inscription ORIAS, il avait placé 80 contrats, principalement en RC Pro et multirisque pour les entreprises de son ancien secteur. Première année : 38 000 euros de chiffre d’affaires en commissions. Sa force : il connaissait déjà son marché cible et savait comment vendre. La formation lui a simplement donné le cadre technique et réglementaire qui lui manquait.

L’artisan qui diversifie

Karim, 41 ans, tenait une boulangerie depuis 12 ans. Un CAP boulanger et un brevet professionnel, aucun autre diplôme. Il a voulu diversifier ses revenus et s’est intéressé au courtage après avoir galéré à trouver une bonne assurance pour son propre commerce.

Il a suivi la formation IAS en 14 semaines, principalement le soir et le dimanche. Il s’est spécialisé dans l’assurance des commerces de proximité et des artisans, un segment qu’il comprend de l’intérieur. Il a commencé par assurer les commerçants de sa rue, puis ceux du quartier, puis ceux de la ville. En deux ans, il gère un portefeuille de 200 contrats professionnels et a confié la boulangerie à un apprenti devenu associé pour se consacrer au courtage à plein temps.

Le jeune en alternance qui s’installe

Léa, 24 ans, est titulaire d’un bac STMG. Elle a fait deux ans en alternance dans un cabinet de courtage régional, en gestion de production. Elle a appris le quotidien du métier de l’intérieur : les compagnies, les renouvellements, les sinistres, les conventions. Sans pour autant aller jusqu’au BTS Banque-Assurance.

Elle a suivi la formation IAS en 12 semaines, en parallèle de son alternance qui se terminait. Évaluation validée avec 79 %. Elle a démarré en assurance auto et habitation pour les particuliers, en s’appuyant sur les contacts qu’elle s’était constitués pendant ses deux ans d’alternance. Première année : 22 000 euros de commissions. Deuxième année : 38 000 euros. Sa trajectoire confirme que l’expérience terrain (même courte) compte autant que les diplômes.

La mère au foyer qui se relance

Sophie, 37 ans, s’était arrêtée de travailler pendant 8 ans pour élever ses trois enfants. Avant cela, elle avait été vendeuse en prêt-à-porter, après un bac G (gestion) et une année de licence interrompue.

Elle a suivi la formation IAS pendant que ses enfants étaient à l’école. 12 semaines de travail régulier, 2 à 3 heures par jour. Elle s’est spécialisée en assurance santé et prévoyance pour les familles, un sujet qu’elle maîtrise par expérience personnelle. Elle a commencé par son réseau de parents d’élèves, puis a élargi par le bouche-à-oreille. Deux ans plus tard, elle gère un cabinet à domicile avec plus de 300 contrats et un chiffre d’affaires confortable.

Ces parcours ne sont pas des exceptions. Ils sont représentatifs de ce que nous voyons chaque année dans le secteur. Le point commun n’est pas le diplôme spécifique en assurance ou finance. C’est un socle scolaire suffisant pour suivre la formation (généralement bac ou équivalent professionnel), de la motivation, de la régularité dans le travail, et la capacité à aller chercher des clients. Pour découvrir d’autres témoignages de reconversion réussie, lisez notre article sur la reconversion vers le courtage.

La formation IAS 150h en détail

Revenons sur le contenu concret de la formation pour que vous sachiez exactement ce qui vous attend.

UV1 : Savoirs généraux (56 heures)

C’est le socle. La partie la plus volumineuse de la formation, et celle qui pose les bases juridiques et réglementaires de votre future activité.

Vous y apprenez :

  • Les principes fondamentaux du droit des assurances : formation du contrat, exécution, résiliation, prescription
  • Le cadre juridique de la distribution d’assurance et la directive DDA (Directive sur la Distribution d’Assurances)
  • Les obligations de l’intermédiaire : devoir de conseil, information précontractuelle, recueil des besoins du client
  • La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT)
  • Les règles de gouvernance et de surveillance des produits (POG)
  • La fiscalité applicable aux produits d’assurance
  • Les notions de gestion de patrimoine
  • La déontologie professionnelle

C’est la partie qui demande le plus de travail pour les personnes sans formation juridique préalable. Les textes de loi, les articles du Code des assurances, les références réglementaires : tout cela peut sembler aride au début. Mais c’est aussi la partie la plus utile au quotidien. Quand vous exercerez, votre connaissance du cadre légal sera votre protection et votre crédibilité.

UV2 : Assurances de personnes, prévoyance et santé (24 heures)

Vous apprenez à comprendre et à distribuer les produits de prévoyance et de santé individuelle :

  • Les contrats de prévoyance (décès, incapacité de travail, invalidité)
  • La complémentaire santé individuelle
  • Le fonctionnement de la protection sociale obligatoire (régime général, régime des indépendants)
  • Les mécanismes de tarification et de souscription
  • Les garanties, exclusions et limites courantes
  • Le conseil adapté selon la situation familiale et professionnelle du client

Cette UV est particulièrement importante si vous comptez vous spécialiser dans le courtage santé ou prévoyance, deux segments à forte demande.

UV3 : Assurance vie et capitalisation (24 heures)

L’assurance vie est le premier produit d’épargne des Français. Cette UV vous donne les connaissances pour le distribuer :

  • Les types de contrats : fonds en euros, unités de compte, multisupports
  • Les contrats de capitalisation
  • La fiscalité de l’assurance vie (versements, rachats, succession)
  • L’épargne retraite : PER individuel, PER collectif, anciens dispositifs
  • Les obligations d’information et de conseil spécifiques
  • Les notions de profil de risque et d’adéquation produit-client

UV4 : Contrats collectifs (16 heures)

Si vous souhaitez travailler avec des entreprises, cette UV est essentielle :

  • Les contrats santé et prévoyance d’entreprise
  • Les obligations légales de l’employeur (ANI, conventions collectives)
  • Le contrat responsable et ses contraintes
  • La portabilité des droits
  • La mise en place et la gestion des contrats collectifs
  • Les appels d’offres et la négociation avec les assureurs

UV5 : Assurance des biens et responsabilité (30 heures)

La dernière UV couvre l’IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers), le segment le plus volumineux du marché :

  • L’assurance automobile (responsabilité civile, garanties complémentaires, sinistres)
  • L’assurance habitation (multirisque, garanties, franchises)
  • La responsabilité civile professionnelle (RC Pro)
  • L’assurance construction
  • L’assurance des risques d’entreprise (multirisque professionnelle, perte d’exploitation)
  • La gestion des sinistres et l’indemnisation

L’examen final

L’examen se présente sous la forme d’un QCM de 100 questions couvrant l’ensemble des 5 UV. Le temps imparti est généralement de 2 heures. Le seuil de réussite est fixé à 70 bonnes réponses sur 100.

Les questions portent sur des connaissances factuelles (définitions, seuils, obligations légales), mais aussi sur des mises en situation (que devez-vous faire dans tel cas ? quelle garantie correspond à tel besoin ?). Il ne suffit pas d’apprendre par cœur : il faut comprendre les mécanismes.

En cas d’échec, vous pouvez repasser l’examen. Il n’y a pas de limite au nombre de tentatives.

Les préjugés sur l’absence de diplôme : pourquoi ils sont faux

Le courtage en assurance est un domaine où les préjugés sur les diplômes sont particulièrement tenaces, et particulièrement infondés. Examinons les plus courants.

”Sans diplôme, les clients ne vous feront pas confiance”

Vos clients ne vous demanderont jamais votre diplôme. Ce qu’ils veulent, c’est un numéro ORIAS valide (preuve que vous êtes habilité à exercer), une assurance RC Pro (preuve que vous êtes couvert en cas d’erreur), et surtout un conseil pertinent qui répond à leur besoin.

La confiance se construit par la compétence, la réactivité, et la qualité du suivi. Pas par un cadre accroché au mur. Les courtiers les plus performants que nous connaissons ne mentionnent jamais leur parcours scolaire. Ils parlent de solutions, de tarifs, de garanties, et de résultats.

”Les compagnies d’assurance ne signeront pas avec un courtier sans diplôme”

Les compagnies d’assurance signent des conventions de courtage avec des courtiers inscrits à l’ORIAS. Point. L’ORIAS ne mentionne pas votre parcours scolaire sur votre fiche. Votre numéro d’inscription atteste de votre capacité professionnelle, quel que soit le chemin par lequel vous l’avez obtenue. Formation, expérience, diplôme : pour l’assureur, c’est strictement équivalent.

Ce qui intéresse les compagnies, c’est votre capacité à leur apporter du volume de production, un taux de sinistralité maîtrisé, et une conformité réglementaire irréprochable.

”Le courtage est un métier intellectuel réservé aux diplômés”

Le courtage est un métier commercial et relationnel. Il exige de la rigueur, de l’organisation, et une bonne compréhension des produits. Mais il n’exige pas de capacités intellectuelles hors du commun. Les connaissances techniques nécessaires sont accessibles à travers la formation IAS. Le reste, c’est du terrain, de la relation client, et du bon sens.

Beaucoup de diplômés bac+5 échouent en courtage parce qu’ils ne savent pas prospecter ou parce qu’ils attendent que les clients viennent à eux. Beaucoup de personnes sans diplôme réussissent parce qu’elles ont le sens du contact, la détermination, et l’habitude du travail.

”Vous serez limité dans votre évolution de carrière”

Un courtier inscrit à l’ORIAS via la formation IAS dispose exactement des mêmes droits qu’un courtier inscrit via un diplôme. Il peut distribuer les mêmes produits, signer les mêmes conventions, atteindre les mêmes niveaux de rémunération.

Il peut aussi évoluer : ouvrir un cabinet, recruter des collaborateurs, former des mandataires, développer plusieurs spécialités. Aucune porte n’est fermée par l’absence de diplôme. Votre numéro ORIAS vous ouvre les mêmes portes que celui de n’importe quel autre courtier.

”Les formations sans prérequis sont des formations au rabais”

La formation IAS de 150 heures est définie par un arrêté ministériel. Son contenu est fixé par la réglementation, pas par l’organisme de formation. Que vous la suiviez dans un centre de formation parisien à 3 000 euros ou en e-learning à 399 euros, le programme est le même, l’examen est le même, et l’attestation délivrée a la même valeur légale.

Ce qui varie, c’est la qualité pédagogique, l’accompagnement, et le format. Pas le niveau d’exigence réglementaire.

Après la formation : mêmes droits, même ORIAS, même carrière

Insistons sur ce point crucial, car c’est la question qui revient le plus souvent : l’attestation de capacité professionnelle obtenue via la formation IAS 150h a exactement la même valeur que celle obtenue via un diplôme ou via l’expérience professionnelle.

L’inscription ORIAS

L’ORIAS (Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, banque et finance) est l’autorité qui tient le registre des intermédiaires habilités à exercer. Quand vous soumettez votre dossier d’inscription, vous fournissez votre attestation de capacité professionnelle, votre justificatif d’assurance RC Pro, votre garantie financière (si nécessaire), et les informations sur votre structure juridique.

L’ORIAS vérifie que votre attestation est valide et que votre organisme de formation est reconnu. Si tout est conforme, vous êtes inscrit avec un numéro ORIAS unique, consultable publiquement sur le site de l’ORIAS. Nulle part sur votre fiche ORIAS n’apparaît la voie par laquelle vous avez obtenu votre capacité professionnelle. Pour les détails de la procédure d’inscription, consultez notre guide complet de l’inscription ORIAS.

Les conventions de courtage

Une fois inscrit à l’ORIAS, vous pouvez signer des conventions de courtage avec les compagnies d’assurance de votre choix. Ces conventions vous autorisent à distribuer leurs produits et à percevoir des commissions sur les contrats placés.

Aucune compagnie ne fait de distinction entre les courtiers selon leur parcours de formation. Votre numéro ORIAS est la seule condition préalable à la signature d’une convention.

Les revenus

Les revenus d’un courtier dépendent de son activité commerciale, pas de son diplôme. Un courtier sans diplôme qui place 200 contrats par an gagnera davantage qu’un courtier diplômé qui en place 50. C’est purement mathématique.

Les commissions sont les mêmes pour tous les courtiers ayant signé la même convention avec le même assureur. Il n’existe pas de grille de commissions différenciée selon le parcours de formation du courtier. Pour une analyse détaillée des revenus en courtage, consultez notre article sur le salaire et les revenus du courtier en assurance.

L’évolution professionnelle

Un courtier inscrit via la formation IAS peut :

  • Exercer à titre individuel ou créer une société de courtage
  • Recruter des collaborateurs (mandataires, salariés)
  • Se spécialiser dans un segment (santé, prévoyance, IARD, vie, professionnel, collectif)
  • Développer un réseau de courtage
  • Obtenir des mandats de gestion déléguée auprès de compagnies
  • Accéder à des fonctions de direction dans des cabinets de courtage

Aucune de ces possibilités n’est conditionnée à la détention d’un diplôme. Seules comptent votre inscription ORIAS, vos compétences, et vos résultats.

Conseils pratiques pour les personnes sans diplôme

Si vous envisagez de devenir courtier sans diplôme, voici les recommandations concrètes que nous formulons après avoir accompagné des centaines d’apprenants dans cette situation.

Avant la formation

Évaluez votre motivation réelle. Le courtage est un métier exigeant, surtout les premières années. Il faut prospecter, essuyer des refus, apprendre des produits complexes, gérer une activité entrepreneuriale. L’absence de diplôme n’est pas un obstacle, mais le manque de motivation l’est.

Définissez votre spécialisation. Avant même de commencer la formation, réfléchissez au segment sur lequel vous souhaitez vous positionner. Auto et habitation pour les particuliers ? Santé et prévoyance pour les TNS ? Assurance professionnelle pour les entreprises ? Votre choix déterminera votre approche commerciale, votre réseau cible, et vos conventions de courtage prioritaires.

Commencez à construire votre réseau. Pendant votre formation, identifiez les personnes autour de vous qui pourraient devenir vos premiers clients ou vos premières sources de recommandation. Famille, amis, anciens collègues, commerçants du quartier, associations professionnelles. Chaque courtier débutant construit son portefeuille à partir de son réseau existant.

Pendant la formation

Travaillez régulièrement. 150 heures de formation représentent un volume conséquent. Mieux vaut travailler 2 heures par jour pendant 12 semaines que 10 heures par jour pendant 3 semaines. La régularité favorise la mémorisation et la compréhension.

Ne négligez pas les parties juridiques. L’UV1 (savoirs généraux, 56 heures) est souvent perçue comme la plus rébarbative par les apprenants sans formation juridique. C’est aussi la plus importante. Le droit des assurances, les obligations de l’intermédiaire, la conformité : ce sont les bases de votre activité. Prenez le temps de bien comprendre chaque notion.

Faites les exercices et les quiz intermédiaires. Ne vous contentez pas de lire les cours. Testez-vous régulièrement. Les quiz intermédiaires vous permettent d’identifier vos lacunes et de les corriger avant l’examen final.

Préparez-vous sérieusement pour l’examen. Le seuil de 70 % n’est pas insurmontable, mais il ne faut pas le prendre à la légère. Certaines questions portent sur des détails réglementaires précis (seuils, délais, conditions). Révisez les points clés de chaque UV et entraînez-vous avec des QCM d’entraînement.

Après la formation

Inscrivez-vous à l’ORIAS sans tarder. Une fois votre attestation obtenue, lancez votre demande d’inscription. Le traitement prend généralement 2 à 4 semaines. Ne perdez pas de temps entre la fin de la formation et le début de votre activité.

Souscrivez votre assurance RC Pro immédiatement. Elle est obligatoire pour exercer. Comparez les offres des assureurs spécialisés en RC Pro pour les courtiers. Les tarifs pour un courtier débutant se situent généralement entre 500 et 1 500 euros par an.

Commencez à prospecter dès le premier jour. Ne tombez pas dans le piège de la préparation infinie. Votre premier mois doit être consacré à deux choses : signer vos premières conventions de courtage avec 3 à 5 assureurs, et commencer à contacter vos premiers prospects. La théorie, vous l’avez apprise. Place à la pratique.

Formez-vous en continu. La formation IAS est un point de départ, pas un point d’arrivée. Le secteur évolue, les produits changent, la réglementation se renforce. Vous devez suivre une formation continue obligatoire chaque année (minimum 15 heures, conformément à la DDA). Mais au-delà de l’obligation, la formation continue est un investissement dans votre compétence et votre crédibilité.

Budget et calendrier : de la décision à l’exercice

Voici le budget réaliste et le calendrier type pour une personne sans diplôme qui souhaite devenir courtier en assurance.

Le budget

Poste de dépenseMontantCommentaire
Formation IAS 150h399 à 890 eurosSelon la formule choisie
Inscription ORIAS25 eurosFrais annuels d’inscription
Assurance RC Pro500 à 1 500 euros/anObligatoire, tarif débutant
Création de structure juridique0 à 300 eurosMicro-entreprise gratuit, SAS/SARL environ 300 euros
Garantie financière0 à 200 euros/anObligatoire seulement si encaissement de fonds
Total première année924 à 2 915 eurosTout compris

C’est un investissement dérisoire comparé au potentiel de revenus. Un seul contrat d’assurance collectif d’entreprise peut générer une commission initiale supérieure à l’ensemble de ces coûts.

Le calendrier type

ÉtapeDurée estiméeCumul
Décision et inscription à la formation1 semaineSemaine 1
Suivi de la formation IAS 150h8 à 16 semainesSemaine 9 à 17
Préparation et passage de l’examenInclus dans la formationSemaine 9 à 17
Constitution du dossier ORIAS1 à 2 semainesSemaine 10 à 19
Traitement de la demande ORIAS2 à 4 semainesSemaine 12 à 23
Souscription RC Pro et création de structureEn parallèle de l’ORIASSemaine 12 à 23
Signature des premières conventions de courtage2 à 4 semainesSemaine 14 à 27
Premiers clientsDès la semaine suivant l’inscription ORIASVariable

En résumé : comptez entre 3 et 6 mois entre le moment où vous décidez de vous lancer et le moment où vous signez votre premier contrat. C’est un délai remarquablement court pour un changement de carrière aussi significatif.

Les erreurs à éviter quand on se lance sans diplôme

L’absence de diplôme ne vous pénalise pas, mais certaines erreurs peuvent compromettre votre réussite. Voici les plus fréquentes.

Se sous-estimer

C’est l’erreur la plus répandue et la plus nocive. Beaucoup de personnes sans diplôme commencent le courtage avec un complexe d’infériorité qui les paralyse. Elles hésitent à prospecter, à se présenter comme courtiers, à assumer leur légitimité.

Rappelez-vous : vous avez suivi la même formation, passé le même examen, et obtenu la même attestation que tous les autres courtiers. Votre numéro ORIAS ne porte pas de mention “sans diplôme”. Vos clients ne verront que votre compétence et votre professionnalisme.

Négliger la prospection

Le courtage est un métier commercial. Sans clients, pas de commissions. Beaucoup de débutants passent trop de temps à peaufiner leur site internet, leur carte de visite, leur plaquette commerciale, au lieu de décrocher le téléphone et de rencontrer des prospects.

Votre première priorité est de générer des rendez-vous. Tout le reste est secondaire.

Vouloir tout faire seul

Le courtage est un métier qui se construit en réseau. Signez vos conventions de courtage, mais appuyez-vous aussi sur les inspecteurs commerciaux des compagnies qui peuvent vous former sur leurs produits. Rejoignez une association professionnelle de courtiers. Échangez avec d’autres courtiers débutants. Participez à des événements du secteur.

L’isolement est l’ennemi du courtier débutant.

Ne pas se spécialiser

Un courtier qui fait “un peu de tout” est un courtier qui ne fait rien de bien. Spécialisez-vous dans un segment où vous avez un avantage : un réseau, une expertise sectorielle, une connaissance du terrain. La spécialisation vous permettra de vous positionner clairement, de maîtriser vos produits en profondeur, et de construire une réputation dans votre créneau.

Sous-estimer les obligations réglementaires

L’inscription ORIAS n’est que le début. Vous devez respecter des obligations permanentes : formation continue annuelle (15 heures minimum), devoir de conseil formalisé à chaque vente, recueil des besoins du client, information précontractuelle, conformité LCB-FT, archivage des documents. Ces obligations s’appliquent à tous les courtiers, avec ou sans diplôme.

Le courtage en 2026 : un marché qui ne demande qu’à accueillir de nouveaux profils

Le secteur du courtage en assurance connaît une transformation profonde depuis plusieurs années. La digitalisation s’accélère, les attentes des clients évoluent, et la réglementation se renforce. Dans ce contexte, le marché a besoin de profils diversifiés.

Une demande en hausse constante

Le nombre de contrats d’assurance en France augmente chaque année. De nouvelles obligations voient le jour régulièrement : assurance cyber pour les entreprises, renforcement de la prévoyance collective, évolution des normes de construction qui impactent l’assurance décennale. Chaque nouvelle obligation crée un besoin de conseil et donc une opportunité pour les courtiers.

Un renouvellement générationnel en cours

La profession vieillit. De nombreux courtiers partent à la retraite chaque année, libérant des portefeuilles et des parts de marché. Le secteur a besoin de sang neuf, de profils entrepreneurs capables de reprendre ces portefeuilles ou de développer de nouvelles niches.

La valeur du terrain

Dans un monde où les comparateurs en ligne se multiplient, la valeur ajoutée du courtier se situe dans le conseil personnalisé, la connaissance du client, et l’accompagnement dans la durée. Ce sont des compétences humaines, pas académiques. Un ancien commercial qui sait écouter, un artisan qui comprend les problématiques terrain, une mère de famille qui connaît les besoins des ménages : ces profils apportent une valeur que aucun algorithme ne peut remplacer.

La formation continue comme levier d’évolution

L’obligation de formation continue (15 heures par an minimum, prévue par la DDA) signifie que tous les courtiers, quel que soit leur parcours initial, doivent mettre à jour leurs connaissances en permanence. Sur le long terme, c’est votre capacité à apprendre et à évoluer qui fera la différence, pas votre diplôme de départ.

Pour approfondir les enjeux de la reconversion et les parcours possibles, consultez notre guide complet comment devenir courtier en assurance.

Ce que l’absence de diplôme ne changera jamais

Récapitulons les points essentiels :

  • La loi ne vous demande pas de diplôme. L’article R. 512-9 du Code des assurances prévoit explicitement la formation IAS 150h comme voie d’accès à la capacité professionnelle, sans condition de diplôme.

  • L’ORIAS ne fait pas de distinction. Votre inscription au registre des intermédiaires est identique, que vous ayez obtenu votre capacité par la formation, l’expérience, ou un diplôme.

  • Les compagnies d’assurance ne font pas de distinction. Vos conventions de courtage et vos commissions ne dépendent pas de votre parcours scolaire.

  • Vos clients ne font pas de distinction. Ils veulent un conseil pertinent, un suivi réactif, et des tarifs compétitifs. Pas un curriculum vitae.

  • Votre potentiel de revenus ne dépend pas de votre diplôme. Il dépend de votre activité commerciale, de la qualité de votre portefeuille, et de votre capacité à fidéliser vos clients.

L’absence de diplôme n’est ni un avantage ni un inconvénient. C’est simplement un fait qui n’a aucune incidence sur votre capacité à exercer le courtage, à condition de suivre la voie légale pour obtenir votre capacité professionnelle.

Passer à l’action

Si vous lisez cet article, c’est que vous envisagez de devenir courtier en assurance et que l’absence de diplôme vous questionne. Vous avez maintenant toutes les réponses :

  1. Aucun diplôme n’est requis pour devenir courtier en assurance en France.
  2. La formation IAS 150 heures est la voie la plus accessible, la plus rapide, et la moins coûteuse pour obtenir votre capacité professionnelle.
  3. L’attestation obtenue vous donne exactement les mêmes droits que tout autre courtier inscrit à l’ORIAS.
  4. Le coût total pour vous lancer est inférieur à 2 000 euros.
  5. Le délai entre votre décision et votre premier contrat est de 3 à 6 mois.

La seule question qui reste est celle de votre décision.

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Questions fréquentes

Peut-on vraiment devenir courtier en assurance sans le bac ?

Oui. La formation IAS de 150 heures, définie par l’arrêté du 26 septembre 2018 et l’article R. 512-9 du Code des assurances, ne requiert aucun diplôme préalable. Pas de bac, pas de brevet, aucune condition académique. La seule condition est d’être majeur et de valider l’examen final (QCM de 100 questions, seuil de 70 %). Des milliers de courtiers en exercice ont suivi exactement ce parcours.

L’attestation IAS obtenue par la formation a-t-elle la même valeur qu’un diplôme ?

En termes de droits professionnels, oui. L’attestation de capacité professionnelle délivrée à l’issue de la formation IAS 150h permet l’inscription à l’ORIAS en catégorie COA, exactement comme un BTS Assurance ou une licence professionnelle. L’ORIAS ne mentionne pas la voie par laquelle vous avez obtenu votre capacité. Vos droits sont strictement identiques : mêmes produits distribuables, mêmes conventions de courtage possibles, mêmes commissions.

Combien de temps faut-il pour terminer la formation IAS en e-learning ?

En moyenne, nos apprenants complètent la formation en 8 à 12 semaines en y consacrant 15 à 20 heures par semaine. Les plus rapides terminent en 4 à 6 semaines (rythme intensif). Les plus méthodiques prennent 3 à 4 mois. Le format e-learning vous permet de travailler à votre rythme, en parallèle d’une activité professionnelle ou familiale.

Quel est le taux de réussite à l’examen final ?

Le taux de réussite moyen au QCM final de la formation IAS se situe entre 75 et 85 % selon les organismes de formation. Ce n’est pas un examen éliminatoire conçu pour recaler : c’est une validation de connaissances. En cas d’échec, vous pouvez repasser l’examen sans limite de tentatives. La grande majorité des apprenants qui ont suivi l’intégralité de la formation et réalisé les exercices d’entraînement réussissent du premier coup.

Peut-on financer la formation IAS avec le CPF ou d’autres aides ?

Certaines formations IAS sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation), mais cela dépend de l’organisme de formation et de sa certification Qualiopi. D’autres financements sont possibles selon votre situation : aide de Pôle emploi (AIF) si vous êtes demandeur d’emploi, aide à la reconversion pour les militaires, plan de développement des compétences si vous êtes salarié. Dans tous les cas, le coût de la formation (à partir de 399 euros) reste suffisamment accessible pour être financé sur fonds propres.

Les clients et les assureurs savent-ils si le courtier a un diplôme ou non ?

Non. Vos clients voient votre numéro ORIAS, qui atteste de votre habilitation à exercer. Ils peuvent le vérifier sur le site public de l’ORIAS. Nulle part n’apparaît votre parcours de formation ni votre niveau de diplôme. Les compagnies d’assurance vérifient votre inscription ORIAS avant de signer une convention de courtage. Elles ne demandent pas votre CV scolaire. Ce qui les intéresse, c’est votre capacité à leur apporter des contrats conformes et rentables.

Quels revenus peut-on espérer en tant que courtier débutant sans diplôme ?

Les revenus dépendent de votre activité commerciale, pas de votre diplôme. Un courtier débutant actif peut espérer entre 15 000 et 35 000 euros de commissions la première année, entre 30 000 et 60 000 euros la deuxième année, et entre 45 000 et 80 000 euros la troisième année. Ces chiffres varient énormément selon votre spécialisation, votre intensité de prospection, et votre segment de marché. Le modèle à revenus récurrents du courtage signifie que vos revenus croissent mécaniquement chaque année à mesure que votre portefeuille grossit. Pour une analyse détaillée, consultez notre article sur le salaire et les revenus du courtier en assurance.


Vous avez les informations. Vous connaissez les voies d’accès, les coûts, les délais. L’absence de diplôme n’est pas un frein. La formation IAS 150 heures est conçue précisément pour vous permettre d’accéder au courtage en assurance, quel que soit votre parcours.

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Pour aller plus loin, lisez aussi notre article sur le mythe de l’installation sans formation : devenir courtier sans formation, les réalités. Et pour comprendre toutes les conditions d’obtention de la capacité IAS, consultez notre guide complet sur la capacité professionnelle et les conditions IAS.

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