Le jour J approche
Le jour J approche. 100 questions, 70 % minimum pour valider. C’est le dernier obstacle avant votre attestation de capacité professionnelle. Vous avez suivi les 150 heures de formation, travaillé les 5 unités de valeur, accumulé des dizaines de pages de notes. Reste maintenant l’épreuve finale : le quiz de validation qui détermine si vous obtenez ou non votre capacité professionnelle d’intermédiaire en assurance.

Cet examen n’est pas un détail administratif. C’est une évaluation sérieuse, encadrée par la réglementation (arrêté du 26 septembre 2018, référence ECOT1818066A), qui vise à vérifier que vous maîtrisez réellement les connaissances nécessaires pour exercer. Le seuil de 70 % de bonnes réponses n’a pas été fixé au hasard : il garantit un niveau de compétence minimum pour protéger les assurés.
Chaque année, des candidats échouent à cet examen. Pas parce qu’ils n’ont pas les capacités, mais parce qu’ils n’ont pas adopté la bonne méthode de préparation. Ils ont survolé certaines UV, négligé les quiz intermédiaires, ou sous-estimé la difficulté de certaines questions.
Ce guide a été conçu pour vous éviter ces erreurs. Vous y trouverez le format exact de l’examen, la répartition des questions par unité de valeur, les sujets les plus fréquemment testés, les pièges classiques, et une stratégie de révision concrète pour maximiser vos chances de réussite dès la première tentative.
Si vous n’avez pas encore commencé votre formation, consultez d’abord notre guide complet sur la formation IAS 150h pour comprendre le programme et les conditions d’accès.
Le format de l’examen IAS en détail
Avant de parler de stratégie, il faut comprendre précisément ce à quoi vous allez faire face. L’examen de validation de la formation IAS suit un format standardisé que votre organisme de formation est tenu de respecter.
100 questions à choix multiples
L’examen se compose de 100 questions à choix multiples (QCM). Chaque question propose entre 3 et 4 réponses possibles, dont une seule est correcte. Il n’y a pas de question ouverte, pas de rédaction, pas de cas pratique à développer par écrit. Uniquement du QCM.
Cela peut sembler rassurant au premier abord. En réalité, le format QCM présente ses propres difficultés. Les réponses proposées sont souvent proches les unes des autres, et les distracteurs (les mauvaises réponses) sont construits pour piéger les candidats qui ont une compréhension approximative du sujet.
Le seuil de réussite : 70 %
Pour valider l’examen, vous devez obtenir au minimum 70 bonnes réponses sur 100. Ce seuil est non négociable. 69 bonnes réponses, c’est un échec. Il n’y a pas de rattrapage, pas de points bonus, pas de prise en compte de la participation ou de l’assiduité pendant la formation.
Cela signifie que vous pouvez vous permettre un maximum de 30 erreurs. Dit autrement, vous devez maîtriser solidement au moins 70 % du programme pour passer. En pratique, il est recommandé de viser 80 % pour disposer d’une marge de sécurité confortable.
La durée de l’examen
L’examen est généralement limité dans le temps. La durée standard est de 2 heures pour les 100 questions, soit une moyenne de 1 minute 12 secondes par question. Ce temps est suffisant pour la grande majorité des candidats, à condition de ne pas rester bloqué trop longtemps sur une question difficile.
En e-learning, l’examen se déroule en ligne, sur la plateforme de votre organisme de formation. Vous le passez depuis votre ordinateur, dans un environnement surveillé ou auto-déclaré selon les modalités prévues par l’organisme.
Le récapitulatif du format
| Critère | Détail |
|---|---|
| Nombre de questions | 100 |
| Type de questions | QCM (3 à 4 choix) |
| Seuil de réussite | 70 % (70 bonnes réponses) |
| Durée | 2 heures maximum |
| Mode de passage | En ligne (e-learning) ou en présentiel |
| Nombre de tentatives | Repassable en cas d’échec |
| Documents autorisés | Aucun |
| Calculatrice | Non autorisée |
La répartition des questions par unité de valeur
L’examen couvre l’ensemble du programme des 5 unités de valeur. La répartition des questions est proportionnelle au volume horaire de chaque UV. C’est une information stratégique qui doit guider votre préparation.
Le tableau de répartition
| Unité de valeur | Intitulé | Volume horaire | Part du programme | Nombre estimatif de questions |
|---|---|---|---|---|
| UV1 | Savoirs généraux | 56h | 37,3 % | 35 à 40 questions |
| UV2 | Assurances de personnes (prévoyance et santé) | 24h | 16 % | 15 à 17 questions |
| UV3 | Assurance vie et capitalisation | 24h | 16 % | 15 à 17 questions |
| UV4 | Contrats collectifs | 16h | 10,7 % | 10 à 12 questions |
| UV5 | Biens et responsabilité | 30h | 20 % | 18 à 22 questions |
| Total | 150h | 100 % | 100 questions |
Ce que cette répartition vous dit
La première leçon est évidente : l’UV1 représente à elle seule plus d’un tiers de l’examen. Si vous ne maîtrisez pas les savoirs généraux, vous ne pouvez pas réussir. C’est mathématiquement impossible de compenser 35 à 40 questions mal maîtrisées par de bons résultats sur les autres UV.
La deuxième leçon est plus subtile : l’UV5 (Biens et responsabilité) pèse presque autant que l’UV2 ou l’UV3, alors que de nombreux candidats la négligent. Avec ses 30 heures et ses 18 à 22 questions potentielles, c’est un réservoir de points que vous ne pouvez pas ignorer.
L’UV4 (Contrats collectifs) est la plus courte avec 16 heures et environ 10 à 12 questions. C’est souvent la dernière étudiée, parfois survolée. Pourtant, 10 à 12 questions représentent la différence entre un échec et une réussite.
Pour comprendre le détail du programme de chaque UV, reportez-vous à notre article sur la formation IAS 150h qui détaille le contenu de chaque unité de valeur.
Les types de questions que vous allez rencontrer
Toutes les questions QCM ne se ressemblent pas. L’examen IAS utilise plusieurs types de questions, chacun testant un aspect différent de vos connaissances. Connaître ces types vous permet d’adapter votre approche.
Les questions de définition et de connaissance pure
Ce sont les questions les plus directes. Elles testent votre capacité à restituer une définition, un concept, une règle précise.
Exemples de formulations :
- “Qu’est-ce que le devoir de conseil de l’intermédiaire en assurance ?”
- “Quelle est la durée de prescription en matière de contrat d’assurance ?”
- “Qu’est-ce qu’un contrat d’assurance responsable ?”
Ces questions récompensent le travail de mémorisation. Soit vous connaissez la réponse, soit vous ne la connaissez pas. Il y a peu de place pour le raisonnement. La bonne nouvelle : elles représentent une part significative de l’examen et sont les plus faciles à préparer.
Les questions réglementaires
L’examen teste abondamment votre connaissance du cadre réglementaire. Ces questions portent sur les textes de loi, les obligations légales, les seuils et les délais.
Exemples de formulations :
- “Quel article du Code des assurances définit les catégories d’intermédiaires ?”
- “Quel est le délai de renonciation pour un contrat d’assurance vie ?”
- “Quelles sont les obligations de l’intermédiaire au titre de la lutte contre le blanchiment ?”
Ces questions sont précises et ne tolèrent pas l’approximation. Un délai de 14 jours n’est pas un délai de 15 jours. Un article L521-1 n’est pas un article L512-1. La rigueur est de mise.
Pour approfondir le cadre réglementaire, consultez notre article sur les conditions de la capacité professionnelle IAS.
Les questions de mise en situation (cas pratiques)
Ces questions présentent un scénario concret et vous demandent quelle est la bonne conduite à adopter ou quelle règle s’applique.
Exemples de formulations :
- “Un client souhaite résilier son contrat d’assurance habitation avant l’échéance annuelle. Quelle loi lui permet de le faire ?”
- “Un prospect vous demande un devis d’assurance emprunteur. Quels documents êtes-vous tenu de lui remettre avant la souscription ?”
- “Un assuré déclare un sinistre 45 jours après sa survenance. Le contrat prévoit un délai de déclaration de 5 jours ouvrables. Quelle est la situation ?”
Ces questions testent votre capacité à appliquer vos connaissances à des situations réelles. Elles sont généralement plus exigeantes que les questions de définition, car elles nécessitent de combiner plusieurs notions. C’est aussi ce type de questions que vous rencontrerez le plus souvent dans votre pratique professionnelle.
Les questions de calcul
Certaines questions impliquent un calcul, généralement simple. Elles portent sur la fiscalité, les cotisations, les prestations ou les indemnisations.
Exemples de formulations :
- “Un contrat d’assurance vie a été souscrit il y a 10 ans. L’assuré effectue un rachat partiel. Quel est le taux de prélèvement forfaitaire applicable ?”
- “Un employeur met en place un contrat de prévoyance collective. La cotisation est de 2 % du salaire brut, répartie à 60 % employeur et 40 % salarié. Pour un salaire brut de 3 000 euros, quelle est la part salariale ?”
- “Quel est le montant de la franchise applicable dans le cadre de la garantie catastrophe naturelle ?”
Ces questions ne nécessitent pas de calculatrice. Les calculs sont simples (pourcentages, règles de trois). La difficulté n’est pas le calcul lui-même, mais la connaissance du bon taux, du bon seuil ou de la bonne règle à appliquer.
Les questions à formulation négative
Certaines questions utilisent des formulations négatives qui peuvent piéger les candidats inattentifs.
Exemples de formulations :
- “Lequel de ces éléments ne fait PAS partie des mentions obligatoires d’un contrat d’assurance ?”
- “Parmi les propositions suivantes, laquelle est FAUSSE ?”
- “Quel document l’intermédiaire n’est-il PAS tenu de remettre au souscripteur ?”
Le piège est de répondre trop vite en sélectionnant une réponse vraie alors que la question demande la fausse. Soulignez mentalement (ou physiquement si vous êtes sur papier) les mots “ne pas”, “faux”, “incorrect” à chaque fois que vous les rencontrez.
Les sujets les plus fréquemment testés
Certains sujets reviennent systématiquement dans les examens IAS. Les connaître ne remplace pas une préparation complète, mais cela vous permet de vérifier que vous maîtrisez les incontournables.
UV1 : Les incontournables des savoirs généraux
L’UV1 est vaste, mais certains thèmes sont testés de manière quasi systématique :
Le cadre juridique de la distribution d’assurance
- Les catégories d’intermédiaires (COA, MIA, AGA, MA) et leurs conditions d’accès
- Les obligations d’immatriculation à l’ORIAS
- La directive sur la distribution d’assurance (DDA) et ses implications
- Les conditions de capacité professionnelle et d’honorabilité
Pour une vue d’ensemble des catégories, consultez notre article sur les différences entre les niveaux IAS 1, 2 et 3.
Le devoir de conseil
- Le recueil des besoins et exigences du client
- La fiche d’information et de conseil (FIC)
- Le document d’information sur le produit d’assurance (DIPA ou IPID)
- La traçabilité du conseil et l’archivage des documents
- Les sanctions en cas de manquement au devoir de conseil
La lutte contre le blanchiment (LCB-FT)
- Les obligations de vigilance de l’intermédiaire
- L’identification du client et du bénéficiaire effectif
- Les seuils de déclaration de soupçon
- Le rôle de Tracfin
- Les sanctions encourues
Le contrat d’assurance
- La formation du contrat (proposition, police, note de couverture)
- Les obligations de l’assureur et de l’assuré
- La déclaration des risques et ses conséquences
- La prescription biennale (article L114-1 du Code des assurances)
- La résiliation (loi Hamon, loi Chatel, résiliation infra-annuelle)
La protection du consommateur
- Le droit de renonciation (14 jours pour l’assurance vie, 30 jours en assurance vie)
- Les pratiques commerciales interdites
- Le médiateur de l’assurance
- Les recours du consommateur
La fiscalité
- Les principes généraux de la fiscalité de l’assurance
- La taxe sur les conventions d’assurance (TSCA)
- Les régimes fiscaux des différents produits
UV2 : Prévoyance et santé
Les questions portent principalement sur :
- La distinction entre les garanties prévoyance (décès, incapacité, invalidité) et santé (remboursement des frais médicaux)
- Le régime obligatoire de la Sécurité sociale : prestations en nature et en espèces
- Les indemnités journalières (délai de carence, durée, montant)
- Les catégories d’invalidité (1ère, 2ème, 3ème catégorie) et les pensions associées
- Le contrat responsable et ses contraintes (plafonds, planchers de remboursement)
- La portabilité des droits santé et prévoyance (article 14 ANI)
- La résiliation infra-annuelle en complémentaire santé
- Le 100 % Santé (paniers de soins, reste à charge zéro)
UV3 : Assurance vie et capitalisation
Les thèmes récurrents de l’UV3 sont :
- Les différents supports d’investissement : fonds en euros vs unités de compte
- La clause bénéficiaire (rédaction, acceptation, modification, révocation)
- La fiscalité des rachats : abattement de 4 600 euros (personne seule) ou 9 200 euros (couple), prélèvement forfaitaire unique (PFU) vs barème progressif
- La fiscalité en cas de décès : exonération du conjoint survivant, abattement de 152 500 euros par bénéficiaire (article 990 I), droits de succession pour les primes versées après 70 ans (article 757 B)
- Le délai de renonciation de 30 jours (article L132-5-1 du Code des assurances)
- Le Plan d’Épargne Retraite (PER) : les 3 compartiments, les cas de déblocage anticipé, la fiscalité à l’entrée et à la sortie
- Le devoir de conseil renforcé en assurance vie (adéquation produit-profil de risque)
- Les obligations d’information annuelle (relevé de situation)
UV4 : Contrats collectifs
Malgré son volume horaire réduit, l’UV4 contient des notions précises :
- La mise en place d’un régime collectif : décision unilatérale de l’employeur (DUE), accord d’entreprise, référendum
- Le caractère obligatoire ou facultatif de l’adhésion
- Les cas de dispense d’affiliation
- La convention collective et ses implications en matière de prévoyance
- La contribution employeur minimale (50 % du financement pour la complémentaire santé obligatoire)
- La portabilité des droits (maintien des garanties pendant 12 mois maximum après la rupture du contrat de travail)
- Le panier de soins minimum ANI
- Les avantages fiscaux et sociaux des contrats collectifs pour l’employeur et le salarié
UV5 : Biens et responsabilité
L’UV5 couvre un large spectre de produits et de notions juridiques :
- L’assurance multirisque habitation (MRH) : garanties de base, extensions, exclusions
- L’assurance automobile : les garanties obligatoires (responsabilité civile), les garanties facultatives (dommages, vol, bris de glace)
- Le système du bonus-malus (coefficient de réduction-majoration, CRM)
- La responsabilité civile : les différents régimes (contractuelle, délictuelle, quasi-délictuelle)
- La loi Badinter (indemnisation des victimes d’accidents de la circulation)
- Les catastrophes naturelles : le régime Cat Nat, la franchise légale, le rôle de la CCR
- L’assurance construction (dommages-ouvrage, responsabilité décennale)
- L’assurance de protection juridique
- La convention IRSA (règlement des sinistres entre assureurs automobile)
- La convention CIDRE (règlement des sinistres dégâts des eaux entre assureurs)
La stratégie de préparation : méthode et planification
Réussir l’examen IAS ne relève pas du hasard. C’est le résultat d’une préparation méthodique, étalée dans le temps, qui combine apprentissage des connaissances et entraînement aux QCM.
Étape 1 : Faites un diagnostic initial
Avant de commencer vos révisions, évaluez votre niveau réel sur chaque UV. Si votre formation propose des quiz intermédiaires (c’est le cas chez FormaCourtage, où chaque chapitre est suivi d’un QCM auto-corrigé), passez-les à nouveau. Notez vos scores par UV.
Ce diagnostic vous permet d’identifier vos points faibles et de concentrer vos efforts là où ils auront le plus d’impact. Un candidat qui obtient 90 % en UV3 mais seulement 55 % en UV1 sait exactement où investir son temps.
Étape 2 : Planifiez vos révisions sur 2 à 4 semaines
Ne comptez pas sur une révision de dernière minute. L’examen IAS couvre 150 heures de formation. Il est impossible de tout revoir la veille. Voici un plan de révision type sur 3 semaines :
Semaine 1 : Revoir les fondamentaux
| Jour | UV | Durée conseillée | Focus |
|---|---|---|---|
| Lundi | UV1 | 2h | Cadre juridique, catégories d’intermédiaires, ORIAS |
| Mardi | UV1 | 2h | Devoir de conseil, DDA, documents obligatoires |
| Mercredi | UV1 | 2h | LCB-FT, contrat d’assurance, prescription |
| Jeudi | UV2 | 2h | Prévoyance, Sécurité sociale, invalidité |
| Vendredi | UV3 | 2h | Assurance vie, fiscalité, clause bénéficiaire |
| Samedi | UV4 | 1h30 | Contrats collectifs, portabilité, DUE |
| Dimanche | UV5 | 2h | MRH, auto, responsabilité civile |
Semaine 2 : Approfondir et s’entraîner
| Jour | UV | Durée conseillée | Focus |
|---|---|---|---|
| Lundi | UV1 | 2h | Fiscalité, protection du consommateur, résiliation |
| Mardi | UV1 | 1h30 | Quiz UV1 complet + correction détaillée |
| Mercredi | UV2 | 1h30 | Quiz UV2 + révision points faibles |
| Jeudi | UV3 | 1h30 | Quiz UV3 + révision points faibles |
| Vendredi | UV5 | 2h | Construction, Cat Nat, loi Badinter, conventions |
| Samedi | UV4 + UV5 | 2h | Quiz UV4 et UV5 + correction |
| Dimanche | Toutes | 2h | Quiz global de 50 questions (simulation partielle) |
Semaine 3 : Simulation et consolidation
| Jour | UV | Durée conseillée | Focus |
|---|---|---|---|
| Lundi | Toutes | 2h | Simulation complète (100 questions, conditions d’examen) |
| Mardi | Points faibles | 2h | Révision ciblée sur les erreurs de la simulation |
| Mercredi | UV1 + UV5 | 1h30 | Révision des deux UV les plus lourdes |
| Jeudi | UV2 + UV3 | 1h30 | Révision croisée prévoyance/santé et assurance vie |
| Vendredi | Toutes | 1h | Relecture des fiches de synthèse |
| Samedi | Repos | 0h | Décompression, pas de révision |
| Dimanche | Examen | 2h | Jour J |
Étape 3 : Créez des fiches de synthèse
Pour chaque UV, créez une fiche de synthèse qui regroupe :
- Les définitions clés (10 à 15 par UV)
- Les chiffres et seuils importants (délais, montants, pourcentages)
- Les articles de loi à retenir
- Les pièges classiques identifiés lors des quiz
Ces fiches doivent tenir sur une page recto-verso par UV. Le fait de les créer est déjà un exercice de révision : il vous oblige à hiérarchiser l’information et à identifier l’essentiel.
Étape 4 : Multipliez les quiz d’entraînement
La meilleure préparation à un QCM, c’est de faire des QCM. Plus vous en faites, plus vous vous familiarisez avec les formulations, les pièges récurrents et le rythme de l’examen.
Concrètement, visez :
- Au minimum 3 quiz complets par UV pendant votre période de révision
- Au moins 2 simulations complètes de 100 questions en conditions d’examen (chronomètre, sans notes, sans interruption)
- La correction détaillée de chaque erreur : ne vous contentez pas de noter la bonne réponse, comprenez pourquoi les autres réponses étaient fausses
Étape 5 : Ciblez vos efforts selon la répartition des points
Si votre temps de révision est limité, concentrez-vous en priorité sur les UV qui pèsent le plus dans l’examen :
- UV1 (35 à 40 questions) : C’est votre première priorité. Maîtriser l’UV1, c’est sécuriser plus d’un tiers de l’examen.
- UV5 (18 à 22 questions) : Deuxième priorité. Souvent sous-estimée par les candidats.
- UV2 et UV3 (15 à 17 questions chacune) : Troisième priorité. Ces UV sont complémentaires et partagent certaines notions transversales.
- UV4 (10 à 12 questions) : Dernière en volume, mais ne la négligez pas. 10 questions peuvent faire la différence.
Les pièges classiques de l’examen IAS
Connaître les pièges les plus fréquents vous permet de les éviter le jour J. Voici les plus courants, classés par catégorie.
Piège n.1 : Confondre les délais et les durées
L’intermédiaire en assurance est régi par de nombreux délais. Les confondre est l’une des erreurs les plus fréquentes.
| Délai | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Prescription en assurance | 2 ans | Article L114-1 Code des assurances |
| Délai de renonciation assurance vie | 30 jours | Article L132-5-1 Code des assurances |
| Délai de renonciation assurance non-vie (VAD) | 14 jours | Article L112-2-1 Code des assurances |
| Délai de déclaration de sinistre (cas général) | 5 jours ouvrables | Article L113-2 Code des assurances |
| Délai de déclaration de sinistre (vol) | 2 jours ouvrables | Article L113-2 Code des assurances |
| Délai de déclaration de sinistre (catastrophe naturelle) | 10 jours après publication de l’arrêté | Article L125-2 Code des assurances |
| Portabilité des droits santé/prévoyance | 12 mois maximum | Article L911-8 Code de la Sécurité sociale |
| Résiliation loi Hamon (auto/habitation) | À tout moment après 1 an | Loi 2014-344 du 17 mars 2014 |
Mémorisez ces délais avec précision. Une question qui porte sur le délai de déclaration de sinistre attend “5 jours ouvrables” et non “5 jours ouvrés” ou “5 jours calendaires”.
Piège n.2 : Confondre les catégories d’intermédiaires
Les quatre catégories d’intermédiaires (COA, MIA, AGA, MA) ont des conditions d’accès, des responsabilités et des niveaux de formation différents. Les confondre est une erreur fréquente.
Retenez les distinctions essentielles :
- Le courtier (COA) agit pour le compte de son client. Il est indépendant des compagnies d’assurance.
- Le mandataire d’intermédiaire (MIA) agit sous la responsabilité d’un courtier ou d’un agent général.
- L’agent général (AGA) représente une ou plusieurs compagnies d’assurance en vertu d’un mandat.
- Le mandataire d’assurance (MA) agit au nom et pour le compte d’une compagnie d’assurance.
Pour approfondir ces distinctions, lisez notre article sur comment devenir courtier en assurance.
Piège n.3 : Confondre assurance vie et assurance décès
C’est un piège récurrent, car les deux notions sont proches dans le langage courant mais fondamentalement différentes en droit des assurances.
- L’assurance vie (au sens épargne) est un contrat d’épargne à long terme. L’assuré constitue un capital qui lui sera versé au terme du contrat (rachat) ou transmis aux bénéficiaires en cas de décès.
- L’assurance décès (prévoyance) est un contrat de prévoyance. L’assureur verse un capital ou une rente aux bénéficiaires en cas de décès de l’assuré. Si l’assuré est toujours en vie au terme du contrat, les primes sont perdues (contrat à fonds perdus).
Les questions qui portent sur la fiscalité, les rachats ou la clause bénéficiaire concernent l’assurance vie. Les questions qui portent sur la couverture d’un risque de décès, la tarification en fonction de l’âge ou les exclusions concernent la prévoyance.
Piège n.4 : Les formulations négatives et les doubles négations
Comme mentionné précédemment, certaines questions utilisent des formulations négatives. Le piège est amplifié quand la question combine une négation avec des propositions elles-mêmes formulées négativement.
Exemple : “Parmi les éléments suivants, lequel n’est PAS une condition pour que l’intermédiaire ne soit PAS tenu de remettre un DIPA ?”
Face à ce type de question, décomposez-la étape par étape :
- Identifiez ce que la question demande réellement
- Reformulez-la en positif si possible
- Éliminez les réponses dont vous êtes certain qu’elles sont incorrectes
- Choisissez parmi les réponses restantes
Piège n.5 : Les chiffres et seuils fiscaux
La fiscalité de l’assurance est truffée de seuils, d’abattements et de taux. Les confondre entre eux est un piège classique.
Les chiffres incontournables à retenir :
| Notion | Chiffre | Détail |
|---|---|---|
| Abattement annuel sur rachats assurance vie (plus de 8 ans) | 4 600 euros (personne seule) / 9 200 euros (couple) | Sur les intérêts |
| Abattement en cas de décès (article 990 I) | 152 500 euros par bénéficiaire | Primes versées avant 70 ans |
| Abattement global (article 757 B) | 30 500 euros (tous bénéficiaires confondus) | Primes versées après 70 ans |
| Prélèvement forfaitaire unique (PFU) | 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) | Applicable par défaut |
| Taux de prélèvements sociaux | 17,2 % | Sur les produits d’assurance vie |
| Âge pivot pour la fiscalité décès | 70 ans | Change le régime applicable |
| Franchise catastrophe naturelle (habitation) | 380 euros | Montant légal |
Piège n.6 : Confondre obligation de moyens et obligation de résultat
Le devoir de conseil de l’intermédiaire est une obligation de moyens. Cela signifie que l’intermédiaire doit mettre en œuvre tous les moyens raisonnables pour conseiller correctement son client, mais il ne garantit pas un résultat spécifique.
En revanche, l’obligation d’information est plus stricte : l’intermédiaire doit prouver qu’il a bien remis les documents obligatoires (DDA, DIPA, FIC). C’est une quasi-obligation de résultat, car la charge de la preuve repose sur l’intermédiaire.
Les questions portant sur la responsabilité de l’intermédiaire jouent souvent sur cette distinction.
Piège n.7 : Les exceptions aux règles générales
De nombreuses règles en assurance comportent des exceptions. L’examen teste fréquemment votre connaissance de ces exceptions.
Exemples :
- La prescription est de 2 ans en assurance, sauf en assurance vie où elle est de 10 ans pour le bénéficiaire (article L114-1 alinéa 3)
- Le délai de déclaration de sinistre est de 5 jours ouvrables, sauf en cas de vol (2 jours) et de catastrophe naturelle (10 jours)
- La résiliation infra-annuelle s’applique en assurance auto et habitation, mais pas à tous les contrats d’assurance
- Le droit de renonciation de 30 jours s’applique à l’assurance vie, mais le délai est de 14 jours pour la vente à distance de produits d’assurance non-vie
Les sujets transversaux à ne pas négliger
Certains sujets traversent plusieurs UV et peuvent apparaître dans des questions rattachées à différentes unités de valeur. Les maîtriser vous donne un avantage transversal.
La directive sur la distribution d’assurance (DDA)
La DDA est un sujet transversal par excellence. Elle impacte :
- Le devoir de conseil (UV1)
- Les obligations d’information pré-contractuelle (UV1)
- La gouvernance des produits (POG) qui concerne tous les types de produits (UV2, UV3, UV4, UV5)
- La formation continue obligatoire de 15 heures par an (UV1)
La protection du consommateur
Les mécanismes de protection du consommateur interviennent dans toutes les UV :
- Le droit de rétractation en assurance vie (UV3)
- Le droit de résiliation en assurance non-vie (UV5)
- Les obligations d’information en contrats collectifs (UV4)
- Le médiateur de l’assurance (UV1)
La conformité et le contrôle
L’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) contrôle l’ensemble des intermédiaires, quel que soit le type de produit distribué. Les questions sur l’ACPR peuvent apparaître dans n’importe quelle UV.
La lutte contre le blanchiment
Les obligations LCB-FT s’appliquent à toutes les opérations d’assurance. Bien que principalement étudiées en UV1, des questions sur l’application concrète de ces obligations peuvent apparaître dans les UV produits (UV2 à UV5).
Que se passe-t-il en cas d’échec ?
Personne ne souhaite échouer, mais il est important de savoir ce qui se passe si cela arrive. Cette connaissance réduit le stress et vous permet d’aborder l’examen avec plus de sérénité.
Vous pouvez repasser l’examen
Un échec à l’examen IAS n’est pas définitif. Vous avez la possibilité de repasser l’examen. Les conditions exactes (nombre de tentatives, délai entre deux passages, coût éventuel) dépendent de votre organisme de formation et de la formule choisie.
Chez FormaCourtage, les conditions de repassage varient selon votre formule :
| Formule | Accès | Repassage |
|---|---|---|
| Solo (399 euros TTC) | 6 mois | Inclus pendant la durée d’accès |
| Accompagné (490 euros TTC) | 12 mois | Inclus pendant la durée d’accès |
| Intégral (890 euros TTC) | Illimité | Inclus sans limite |
L’échec ne remet pas en cause votre formation
Si vous échouez à l’examen, vous n’avez pas à recommencer la formation de 150 heures. Votre parcours de formation reste valide. Seul l’examen final doit être repassé.
Comment rebondir après un échec
Si vous échouez, analysez votre résultat :
- Identifiez les UV où vous avez le plus échoué. Concentrez votre reprise sur ces UV spécifiques.
- Relisez la correction détaillée de chaque erreur. Comprenez non seulement la bonne réponse, mais pourquoi vous avez choisi la mauvaise.
- Identifiez le type de questions qui vous a posé problème. Définitions ? Cas pratiques ? Calculs ? Formulations négatives ?
- Planifiez une nouvelle session de révision d’au moins une semaine avant de retenter l’examen.
- Ne repassez pas l’examen le lendemain. Laissez-vous le temps de consolider vos connaissances. Un délai de 7 à 14 jours est généralement suffisant.
Le jour de l’examen : conseils pratiques
Le jour J est arrivé. Vous avez révisé, vous avez fait des simulations, vous connaissez le format. Voici les conseils pratiques pour optimiser votre performance le jour même.
Avant l’examen
La veille :
- Ne révisez pas jusqu’à minuit. Relisez vos fiches de synthèse une dernière fois en début de soirée, puis arrêtez.
- Préparez votre environnement de travail : ordinateur chargé, connexion internet stable, bureau dégagé, téléphone en mode silencieux.
- Couchez-vous à une heure raisonnable. La fatigue est l’ennemie de la concentration.
Le matin de l’examen :
- Prenez un petit-déjeuner correct. Votre cerveau a besoin de carburant pour fonctionner pendant 2 heures.
- Évitez le café en excès si vous n’avez pas l’habitude : la nervosité ajoutée à la caféine peut nuire à votre concentration.
- Connectez-vous à la plateforme 15 minutes avant l’heure prévue pour vérifier que tout fonctionne.
Pendant l’examen : la gestion du temps
Vous avez 2 heures pour 100 questions. Voici comment gérer votre temps efficacement :
Première passe (45 à 50 minutes) : Répondez à toutes les questions que vous trouvez faciles ou moyennes. Ne restez jamais plus de 1 minute sur une question. Si vous hésitez, marquez la question et passez à la suivante. L’objectif est de répondre au maximum de questions “faciles” le plus vite possible pour sécuriser des points.
Deuxième passe (30 à 35 minutes) : Revenez sur les questions marquées. Avec le recul et la confiance accumulée après avoir répondu aux questions faciles, certaines questions qui vous semblaient difficiles deviendront plus claires. Prenez le temps de réfléchir, d’éliminer les réponses incorrectes, et de choisir la meilleure réponse parmi celles restantes.
Troisième passe (15 à 20 minutes) : Relisez vos réponses. Vérifiez que vous n’avez pas fait d’erreur d’inattention (question à formulation négative où vous avez répondu le contraire, erreur de calcul, etc.). Ne changez une réponse que si vous avez une raison solide de le faire. L’intuition première est souvent correcte.
Les 5 dernières minutes : Vérifiez que vous avez répondu à toutes les questions. Il n’y a pas de pénalité pour une mauvaise réponse, donc ne laissez jamais une question sans réponse. Même un choix au hasard vous donne 25 à 33 % de chances de trouver la bonne réponse.
La méthode d’élimination
Pour chaque question, avant de chercher la bonne réponse, éliminez d’abord les mauvaises. Cette technique est particulièrement efficace sur les questions où vous hésitez.
Comment procéder :
- Lisez la question attentivement, y compris toutes les réponses proposées.
- Éliminez immédiatement les réponses manifestement fausses. En général, au moins une réponse sur quatre est clairement incorrecte.
- Parmi les réponses restantes, cherchez des indices : une réponse trop absolue (“toujours”, “jamais”, “dans tous les cas”) est souvent fausse. Les réponses nuancées sont souvent correctes.
- Si vous hésitez entre deux réponses, relisez la question en cherchant un mot-clé qui oriente vers l’une ou l’autre.
Les erreurs à éviter le jour J
Ne changez pas de réponse sur un coup de tête. De nombreuses études montrent que la première intuition est plus souvent correcte que le changement de dernière minute. Ne modifiez une réponse que si vous avez identifié une erreur concrète.
Ne passez pas trop de temps sur une seule question. Si après 2 minutes vous ne trouvez toujours pas, faites votre meilleur choix et passez à la suite. Mieux vaut sécuriser les 95 autres questions que perdre 5 minutes sur une question qui vaut 1 point.
Ne paniquez pas si vous ne connaissez pas une réponse. Vous avez droit à 30 erreurs. Quelques questions difficiles ne remettent pas en cause votre réussite si vous avez solidement préparé le reste.
Ne revenez pas sans cesse sur les mêmes questions. Trois passages sur l’ensemble du questionnaire sont suffisants. Au-delà, vous tournez en rond et générez du stress inutile.
Ne vous comparez pas aux autres. En e-learning, vous passez l’examen seul. Il n’y a personne à côté de vous qui finit plus vite ou plus lentement. Votre seul objectif est d’atteindre 70 %.
Après l’examen : les étapes suivantes
Vous avez passé l’examen et obtenu votre résultat. Que se passe-t-il ensuite ?
En cas de réussite : l’attestation de capacité professionnelle
Si vous avez obtenu au moins 70 % de bonnes réponses, votre organisme de formation vous délivre une attestation de capacité professionnelle. Ce document est la preuve officielle que vous avez suivi et validé la formation IAS de 150 heures.
L’attestation comprend :
- Votre identité complète (nom, prénom, date de naissance)
- Le niveau de capacité professionnelle obtenu (niveau 1 pour COA/MIA)
- Le nombre d’heures de formation suivies (150 heures)
- Le détail des 5 unités de valeur validées
- La date de délivrance
- L’identification de l’organisme de formation
- Le numéro de déclaration d’activité de l’organisme de formation
Conservez précieusement ce document. Il vous sera demandé à chaque étape de votre parcours d’inscription.
L’inscription à l’ORIAS
L’attestation de capacité professionnelle est l’un des documents requis pour votre inscription au registre ORIAS. Mais ce n’est pas le seul. Voici la liste complète des éléments nécessaires :
| Document / Condition | Détail |
|---|---|
| Attestation de capacité professionnelle | Délivrée par l’organisme de formation après validation de l’examen |
| Attestation de RC professionnelle | Contrat d’assurance responsabilité civile professionnelle en cours de validité |
| Garantie financière | Obligatoire si vous encaissez des fonds (primes, indemnités) |
| Extrait de casier judiciaire (bulletin n.3) | Vérifié automatiquement par l’ORIAS (vous n’avez pas à le fournir, mais il doit être vierge) |
| Formulaire de demande d’immatriculation | Disponible sur le site orias.fr |
| Frais d’inscription | 25 euros (tarif annuel) |
Pour un guide étape par étape de l’inscription ORIAS, consultez notre article dédié : inscription ORIAS : guide étape par étape.
Les étapes après l’ORIAS
Une fois inscrit à l’ORIAS, vous êtes officiellement intermédiaire en assurance. Mais l’inscription ne suffit pas à lancer votre activité. Voici les étapes suivantes :
- Créer ou immatriculer votre structure juridique (SARL, SAS, micro-entreprise, etc.)
- Souscrire votre assurance RC professionnelle si ce n’est pas déjà fait
- Obtenir votre garantie financière si vous encaissez des fonds
- Négocier vos premiers mandats de courtage avec les compagnies d’assurance
- Mettre en place vos outils (CRM, logiciel de comparaison, site web)
- Respecter la formation continue : 15 heures par an, obligatoire dès la première année
Pour aller plus loin sur le parcours complet, consultez notre guide pour devenir courtier en assurance.
La formation continue : une obligation permanente
L’obtention de votre attestation de capacité professionnelle n’est pas une fin en soi. La réglementation impose à tous les intermédiaires en assurance une formation continue de 15 heures par an. Cette obligation commence dès votre première année d’activité.
La formation continue couvre :
- Les évolutions réglementaires et juridiques
- Les nouveaux produits d’assurance
- La protection de la clientèle
- Les bonnes pratiques professionnelles
L’ACPR contrôle le respect de cette obligation. Un intermédiaire qui ne justifie pas de ses 15 heures annuelles s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à la radiation de l’ORIAS.
Les erreurs de préparation les plus courantes
Au-delà des pièges de l’examen lui-même, certaines erreurs de préparation compromettent les chances de réussite. Les identifier vous permet de les éviter.
Erreur n.1 : Réviser uniquement les UV “faciles”
Certains candidats se concentrent sur les UV qu’ils maîtrisent déjà et négligent celles qui leur posent problème. C’est une erreur stratégique majeure. Votre score final est la somme de vos performances sur toutes les UV. Passer de 90 % à 95 % sur une UV facile vous rapporte 1 point. Passer de 50 % à 70 % sur une UV difficile vous rapporte 4 à 6 points.
Erreur n.2 : Lire sans s’entraîner
Relire ses cours est nécessaire mais insuffisant. La recherche en sciences cognitives montre que la récupération active (répondre à des questions) est bien plus efficace que la relecture passive pour la mémorisation à long terme. Faites des quiz. Beaucoup de quiz.
Erreur n.3 : Ne pas chronomètrer ses simulations
Si vous faites des simulations sans vous chronomètrer, vous ne testez pas votre capacité à gérer le temps. Le jour de l’examen, le chronomètre tourne. Habituez-vous à répondre dans les temps.
Erreur n.4 : Apprendre par cœur sans comprendre
Mémoriser les délais, les seuils et les articles de loi est indispensable. Mais si vous ne comprenez pas la logique derrière, vous serez incapable de répondre aux questions de mise en situation. Pourquoi le délai de renonciation est-il de 30 jours en assurance vie et non de 14 jours ? Parce que l’engagement financier est plus important et la complexité du produit justifie un délai de réflexion plus long. Comprendre la logique vous aide à retenir l’information et à l’appliquer.
Erreur n.5 : Réviser la veille pour la première fois
La préparation à l’examen IAS ne se fait pas en une nuit. Les candidats qui échouent sont souvent ceux qui ont suivi la formation de manière passive et qui tentent de rattraper le retard au dernier moment. La formation de 150 heures est conçue pour être un parcours progressif. Chaque module construit sur le précédent. Si vous avez travaillé sérieusement pendant la formation, la préparation à l’examen sera une révision, pas un apprentissage.
Erreur n.6 : Négliger les quiz intermédiaires
Les quiz intermédiaires proposés à la fin de chaque chapitre ne sont pas de simples formalités. Ils jouent un double rôle : ils renforcent votre mémorisation par la récupération active, et ils vous donnent un feedback immédiat sur votre niveau de compréhension. Un quiz intermédiaire raté est un signal d’alerte. Ne l’ignorez pas.
Les ressources pour bien se préparer
Les cours de votre formation
Votre première et meilleure ressource, ce sont les cours de votre formation. Ils ont été conçus pour couvrir exactement le programme de l’examen. Relisez-les, annotez-les, synthétisez-les.
Les quiz et simulations
Multipliez les exercices. Chaque question à laquelle vous répondez renforce votre préparation. Chez FormaCourtage, chaque chapitre est suivi d’un QCM auto-corrigé, et l’examen final est une simulation complète de 100 questions.
Le Code des assurances
Le Code des assurances est disponible gratuitement en ligne (Légifrance). Consultez-le pour vérifier un article, un délai ou une définition. Ce n’est pas un document à lire de bout en bout, mais un outil de référence à utiliser ponctuellement.
Les sites institutionnels
Les sites de l’ACPR, de l’ORIAS et de la DGCCRF contiennent des informations fiables et à jour sur la réglementation de l’intermédiaire en assurance. En cas de doute sur un point réglementaire, ces sources font autorité.
Préparez-vous avec FormaCourtage
La formation IAS 150h de FormaCourtage a été conçue pour vous amener à l’examen dans les meilleures conditions possibles. Chaque chapitre est suivi d’un QCM auto-corrigé qui vous permet de tester vos connaissances en temps réel. Le suivi d’assiduité vous montre votre progression par UV. Et l’examen final reproduit les conditions réelles : 100 questions, 70 % minimum, chronomètre.
Trois formules sont disponibles selon vos besoins :
| Formule | Prix | Accès | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Solo | 399 euros TTC | 6 mois | Candidats autonomes et disciplinés |
| Accompagné | 490 euros TTC | 12 mois | Candidats qui veulent prendre leur temps |
| Intégral | 890 euros TTC | Illimité | Candidats qui veulent zéro pression sur le calendrier |
Les trois formules incluent l’intégralité du programme (5 UV, 150 heures), les quiz intermédiaires, l’examen final et la délivrance de l’attestation de capacité professionnelle.
Commencer votre formation IAS 150h
Questions fréquentes sur l’examen IAS
Combien de questions comporte l’examen IAS et quel est le seuil de réussite ?
L’examen IAS comprend 100 questions à choix multiples (QCM). Le seuil de réussite est fixé à 70 %, soit 70 bonnes réponses sur 100. Ce seuil est conforme aux exigences de l’arrêté du 26 septembre 2018 qui définit le programme et les modalités de validation de la capacité professionnelle des intermédiaires en assurance. Il n’y a pas de système de rattrapage ou de bonification. Chaque question vaut un point, et seules les bonnes réponses sont comptabilisées.
Combien de temps dure l’examen IAS ?
L’examen dure 2 heures maximum pour 100 questions, soit une moyenne de 1 minute 12 secondes par question. Ce temps est généralement suffisant pour les candidats bien préparés. En e-learning, l’examen se déroule en ligne sur la plateforme de formation. Il est recommandé de s’entraîner au préalable avec des simulations chronomètrées pour maîtriser la gestion du temps le jour J.
Que se passe-t-il si j’échoue à l’examen IAS ?
Un échec à l’examen IAS n’est pas définitif. Vous pouvez repasser l’examen sans avoir à recommencer la formation de 150 heures. Les conditions de repassage (nombre de tentatives, délai, coût) dépendent de votre organisme de formation et de la formule choisie. Chez FormaCourtage, le repassage est inclus pendant toute la durée de votre accès (6 mois, 12 mois ou illimité selon la formule). Il est recommandé de laisser un délai de 7 à 14 jours entre deux tentatives pour consolider vos connaissances sur les points faibles identifiés.
Sur quels sujets portent le plus de questions à l’examen IAS ?
La répartition des questions est proportionnelle au volume horaire de chaque unité de valeur. L’UV1 (Savoirs généraux, 56 heures) représente 35 à 40 questions, soit plus d’un tiers de l’examen. L’UV5 (Biens et responsabilité, 30 heures) compte 18 à 22 questions. Les UV2 et UV3 (24 heures chacune) comptent 15 à 17 questions chacune. L’UV4 (Contrats collectifs, 16 heures) compte 10 à 12 questions. Les sujets les plus fréquemment testés sont le devoir de conseil, la LCB-FT, les catégories d’intermédiaires, la fiscalité de l’assurance vie, les délais de prescription et de renonciation, et le système de bonus-malus automobile.
Quels documents reçoit-on après avoir réussi l’examen IAS ?
Après validation de l’examen (70 % minimum), votre organisme de formation vous délivre une attestation de capacité professionnelle. Ce document officiel mentionne votre identité, le niveau de capacité obtenu (niveau 1 pour courtier ou mandataire), le nombre d’heures de formation suivies, le détail des 5 UV validées et la date de délivrance. Cette attestation est indispensable pour votre inscription au registre ORIAS. Conservez-la précieusement, car elle vous sera demandée à chaque renouvellement d’inscription et en cas de contrôle de l’ACPR.
Peut-on utiliser des documents ou une calculatrice pendant l’examen IAS ?
Non. L’examen IAS se déroule sans document, sans note de cours et sans calculatrice. Toutes les connaissances nécessaires doivent être maîtrisées de mémoire. Les questions de calcul sont conçues pour être résolues mentalement (pourcentages simples, règles de trois). C’est pourquoi la préparation par les quiz d’entraînement est essentielle : elle vous habitue à mobiliser vos connaissances sans support.
Combien de temps faut-il prévoir pour préparer l’examen IAS ?
Si vous avez suivi sérieusement votre formation de 150 heures et complété les quiz intermédiaires au fur et à mesure, une période de révision de 2 à 3 semaines est généralement suffisante. Prévoyez 1 à 2 heures de révision par jour pendant cette période. Si vous avez suivi la formation de manière plus passive, comptez 3 à 4 semaines de révision intensive. Dans tous les cas, réalisez au minimum 2 simulations complètes de 100 questions en conditions d’examen avant le jour J.
Conclusion : la préparation fait la différence
L’examen IAS n’est pas un obstacle insurmontable. C’est une épreuve exigeante, mais parfaitement accessible à tout candidat qui s’y prépare sérieusement. Les 100 questions couvrent un programme large, et le seuil de 70 % ne pardonne pas l’improvisation. Mais avec une méthode de révision structurée, des quiz d’entraînement réguliers et une bonne gestion du temps le jour J, vous avez toutes les chances de réussir du premier coup.
Retenez les trois principes essentiels :
- Commencez tôt. La préparation à l’examen commence dès le premier jour de formation, pas la veille de l’épreuve.
- Entraînez-vous activement. Lire ne suffit pas. Répondez à des questions, corrigez vos erreurs, recommencez.
- Concentrez-vous sur les UV les plus lourdes. L’UV1 et l’UV5 représentent à elles seules plus de la moitié de l’examen. Elles méritent plus de la moitié de votre temps de révision.
Votre capacité professionnelle est à portée de main. Chaque heure de préparation vous rapproche de votre attestation, de votre inscription ORIAS, et du lancement de votre activité de courtier en assurance.