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Devenir courtier : FAQ complète

21 min de lecture
FAQ courtage

30 questions, 30 réponses pour ceux qui veulent devenir courtier en assurance

Lucie a 28 ans. Elle est conseillère en agence bancaire depuis cinq ans. Depuis quelques mois, elle pense à devenir courtière en assurance. Elle a lu des articles, regardé des vidéos, parlé avec un courtier installé. Mais plus elle se renseigne, plus elle a de questions. Des questions simples (« faut-il un diplôme ? ») et des questions complexes (« comment obtenir des conventions avec les compagnies ? »). Des questions auxquelles elle trouve des réponses contradictoires sur internet.

Cette FAQ est faite pour Lucie. Et pour vous, si vous êtes dans la même situation.

Devenir courtier en assurance : toutes les réponses

Nous avons réuni les 30 questions les plus fréquentes sur le métier de courtier en assurance, avec des réponses complètes, sourcées et actualisées pour 2026-2027. Pas de marketing, pas de fausses promesses. Les faits, les textes de loi, les chiffres et les retours d’expérience.

Pour un guide complet sur le parcours de lancement, consultez comment devenir courtier en assurance. Pour le détail de la formation, voyez tout savoir sur la formation IAS 150h.

La formation et les conditions d’accès

1. Faut-il un diplôme pour devenir courtier en assurance ?

Non. Il n’existe pas de condition de diplôme pour devenir courtier en assurance en France. La voie d’accès la plus courante est la formation professionnelle IAS (Intermédiaires en Assurance) de 150 heures, définie par l’arrêté du 26 septembre 2018 (NOR ECOT1818066A). Cette formation est accessible sans condition de diplôme préalable.

Cependant, certains diplômes dispensent de la formation IAS : un BTS Assurance, un DUT ou BUT Carrières juridiques option assurance, une licence professionnelle en assurance ou banque, un master en finance ou assurance. Si vous possédez l’un de ces diplômes, vous pouvez vous inscrire directement à l’ORIAS sans passer par la formation 150h.

2. En quoi consiste la formation IAS 150h ?

La formation IAS (Intermédiaire en Assurance) de niveau 1 totalise 150 heures réparties en 5 unités de valeur :

Unité de valeurContenuHeures
UV1Savoirs généraux : environnement juridique, droit du contrat, réglementation, déontologie, LCB-FT, fiscalité56
UV2Assurances de personnes : prévoyance, santé, garanties individuelles et collectives24
UV3Assurance vie et capitalisation : contrats, fiscalité, épargne retraite24
UV4Contrats collectifs : retraite, prévoyance d’entreprise16
UV5Biens et responsabilité : IARD particuliers et professionnels30
Total150

La validation se fait par un examen final de 100 questions (QCM), avec un seuil de réussite de 70 %.

3. Combien coûte la formation IAS 150h ?

Les tarifs varient selon les organismes. La formation IAS 150h de FormaCourtage est proposée à 399 euros en e-learning, avec un accès de 6 mois. C’est l’un des tarifs les plus accessibles du marché. D’autres organismes proposent des formations en présentiel entre 1 500 et 3 500 euros, ou des formations mixtes (e-learning + présentiel) entre 800 et 2 000 euros.

4. Peut-on financer la formation avec le CPF ?

Oui, la formation IAS 150h est éligible au CPF (Compte Personnel de Formation) lorsque l’organisme de formation est certifié Qualiopi. Le CPF est alimenté de 500 euros par an pour un salarié à temps plein, avec un plafond de 5 000 euros. Si vous avez travaillé au moins un an, votre solde CPF couvre généralement le coût de la formation. Vérifiez votre solde sur moncompteformation.gouv.fr.

D’autres financements sont possibles : OPCO (pour les salariés), Pôle emploi / France Travail (pour les demandeurs d’emploi), aide individuelle à la formation (AIF). Pour tout comprendre, consultez financer sa formation IAS.

5. Combien de temps faut-il pour obtenir la formation ?

En e-learning, la durée dépend de votre rythme. Les apprenants les plus intensifs terminent en 6 à 8 semaines (20 à 25 heures par semaine). Un rythme modéré (10 à 12 heures par semaine) permet de finir en 3 mois. Un rythme léger (6 à 8 heures par semaine) mène à une validation en 5 à 6 mois. Pour un planning détaillé, consultez parcours IAS en 3 mois.

6. La formation IAS peut-elle se faire à distance ?

Oui. La formation IAS 150h de FormaCourtage est intégralement en e-learning. Vous suivez les cours sur votre ordinateur, tablette ou smartphone, à votre rythme, 24h/24. Aucune présence physique n’est requise. L’examen final se passe également en ligne. Pour en savoir plus, consultez formation IAS à distance.

L’inscription ORIAS

7. Qu’est-ce que l’ORIAS et pourquoi s’y inscrire ?

L’ORIAS (Organisme pour le Registre unique des Intermédiaires en Assurance, banque et finance) est le registre officiel des intermédiaires en assurance en France, créé par l’article L. 512-1 du Code des assurances. L’inscription à l’ORIAS est obligatoire pour exercer l’activité de courtier en assurance. Sans numéro ORIAS, vous ne pouvez pas légalement exercer le courtage.

L’inscription est annuelle et son renouvellement est conditionné au respect des conditions d’exercice (capacité professionnelle, RC Pro, garantie financière si applicable, formation continue). Pour le guide complet, consultez inscription ORIAS étape par étape.

8. Quels documents faut-il pour s’inscrire à l’ORIAS ?

Les documents nécessaires pour une première inscription :

  • Attestation de capacité professionnelle (certificat de formation IAS 150h ou diplôme équivalent).
  • Attestation de RC Pro (responsabilité civile professionnelle) en cours de validité.
  • Attestation de garantie financière (si vous encaissez des fonds pour le compte des assurés ou des compagnies).
  • Extrait Kbis ou justificatif d’immatriculation au registre du commerce.
  • Bulletin n.2 du casier judiciaire (demandé par l’ORIAS directement auprès du casier judiciaire national).
  • Justificatif d’honorabilité (absence de condamnation pénale incompatible).

9. Combien coûte l’inscription ORIAS ?

Les frais d’inscription annuels à l’ORIAS sont d’environ 25 euros par catégorie. Un courtier (COA) qui s’inscrit dans une seule catégorie paie environ 25 euros par an. C’est un coût négligeable.

10. Combien de temps prend l’inscription ORIAS ?

Le délai de traitement d’un dossier complet est de 2 à 4 semaines. Si votre dossier est incomplet, les délais s’allongent. Conseil : préparez tous vos documents avant de déposer le dossier pour éviter les allers-retours.

Le statut juridique

11. Quel statut juridique choisir pour se lancer ?

Les principaux statuts utilisés par les courtiers en assurance :

StatutAvantagesInconvénientsRecommandé pour
Micro-entrepriseSimplicité, charges réduites, pas de comptabilité complexePlafond CA 77 700 euros, pas d’amortissement, protection limitéeDémarrage, test du marché
SASUResponsabilité limitée, régime social TNS possible, crédibilité, amortissement des investissementsFormalités de création, comptabilité obligatoireProjet structuré, investissement
EURLResponsabilité limitée, régime TNSFormalités, comptabilitéProjet individuel à moyen terme
SAS (à plusieurs)Souplesse statutaire, attractivité pour les associésComplexité, coût de créationCabinet à plusieurs associés

La micro-entreprise est le choix le plus fréquent pour les courtiers qui démarrent, car elle permet de tester le marché sans engagement lourd. Mais si vous prévoyez de dépasser 50 000 euros de CA rapidement ou si vous souhaitez racheter un portefeuille, la SASU est plus adaptée.

Pour approfondir, consultez statut juridique du courtier.

12. Peut-on être courtier en portage salarial ?

Non, le portage salarial n’est pas compatible avec le statut de courtier en assurance. Le courtier doit être inscrit à l’ORIAS en nom propre ou via sa société. Il ne peut pas exercer sous le statut de salarié porté. En revanche, il est possible d’être mandataire d’intermédiaire en assurance (MIA) sous certaines conditions. Consultez notre article sur le portage salarial et le courtage.

13. Faut-il une RC Pro pour exercer ?

Oui, c’est une obligation légale (article L. 512-6 du Code des assurances). La RC Pro couvre votre responsabilité en cas de faute professionnelle, d’erreur de conseil ou d’omission. Le montant minimum de couverture est fixé par décret à 1 500 000 euros par sinistre et 2 000 000 euros par année. Le coût annuel d’une RC Pro pour un courtier débutant se situe entre 800 et 1 500 euros. Pour un guide complet, consultez RC Pro courtier : guide complet.

14. Faut-il une garantie financière ?

La garantie financière est obligatoire uniquement si vous encaissez des fonds (primes d’assurance ou indemnités de sinistre) pour le compte de vos clients ou des compagnies d’assurance (article L. 512-7 du Code des assurances). Le montant minimum est de 115 000 euros. Si vous n’encaissez pas de fonds (les primes sont payées directement par le client à la compagnie), la garantie financière n’est pas requise. Consultez garantie financière du courtier.

Les revenus

15. Combien gagne un courtier en assurance ?

Les revenus varient énormément selon l’expérience, la spécialisation et la taille du portefeuille :

ProfilCommissions brutes annuellesRevenu net avant impôt
Débutant (année 1)15 000 à 35 000 euros10 000 à 22 000 euros
Débutant (année 2)30 000 à 60 000 euros18 000 à 38 000 euros
Installé (3-5 ans)60 000 à 150 000 euros35 000 à 85 000 euros
Confirmé (5-10 ans)100 000 à 300 000 euros55 000 à 160 000 euros
Expert/spécialisé (10+ ans)200 000 à 500 000+ eurosVariable

La particularité du courtage est la récurrence des revenus : les commissions de renouvellement (reçues chaque année sur les contrats en portefeuille) créent un effet boule de neige. Chaque client signe une fois mais génère des commissions pendant des années.

Pour les chiffres détaillés, consultez courtier en assurance : salaire et revenus.

16. Comment est rémunéré un courtier en assurance ?

Le courtier est rémunéré principalement par des commissions versées par les compagnies d’assurance :

  • Commissions de première année : versées lors de la souscription d’un nouveau contrat. Elles représentent généralement 15 à 30 % de la prime annuelle selon le type de produit.
  • Commissions de renouvellement : versées chaque année tant que le contrat est en vigueur. Elles représentent 5 à 15 % de la prime annuelle.
  • Commissions de gestion : pour l’assurance vie, commissions annuelles sur les encours (0,3 à 1 % de l’encours).
  • Honoraires de conseil : certains courtiers facturent des honoraires directement au client, en complément ou en remplacement des commissions. Cette pratique est encadrée par la réglementation.

17. Peut-on vivre du courtage dès la première année ?

C’est possible mais difficile. La première année est une année d’investissement : vous construisez votre portefeuille, vous prospectez, vous signez vos premiers contrats. Les commissions de première année sont supérieures aux commissions de renouvellement, mais le volume de contrats est encore faible. La plupart des courtiers débutants conservent une activité salariée en parallèle pendant 6 à 12 mois, ou disposent d’une épargne de sécurité équivalente à 6 à 12 mois de charges fixes.

18. Quelles sont les charges d’un courtier indépendant ?

Les charges principales d’un courtier indépendant :

Poste de chargeMontant annuel indicatif
RC Pro800 à 1 500 euros
Inscription ORIAS25 euros
CRM et outils numériques1 200 à 3 000 euros
Comptabilité (si société)1 200 à 2 400 euros
Mutuelle et prévoyance personnelle1 200 à 3 000 euros
Cotisations sociales (TNS ou salarié)25 à 45 % du revenu net
Local (si applicable)3 000 à 12 000 euros
Marketing et communication500 à 2 000 euros
Formation continue300 à 1 000 euros
Total hors cotisations sociales et local5 200 à 13 000 euros

Le lancement de l’activité

19. Combien faut-il investir pour démarrer ?

Le budget de démarrage d’un courtier en assurance varie selon le modèle choisi :

ModèleBudget de démarrage
Courtier solo, domicile, micro-entreprise3 000 à 6 000 euros
Courtier solo, local, SASU8 000 à 15 000 euros
Rachat de portefeuille50 000 à 300 000+ euros

Le budget minimal comprend : la formation IAS (399 euros chez FormaCourtage), la RC Pro (800-1 500 euros), les outils numériques de base (500-1 000 euros), les frais de création d’entreprise (0 en micro, 200-500 euros en société) et un fonds de roulement pour les premiers mois.

20. Comment obtenir des conventions avec les compagnies d’assurance ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes et les plus angoissantes pour les débutants. Voici la réalité :

  • Les compagnies traditionnelles (grands groupes) sont souvent réticentes à conventionner un courtier sans portefeuille. Elles exigent un volume minimum de production.
  • Les courtiers grossistes sont la porte d’entrée la plus accessible. Ils mettent à disposition des petits courtiers l’accès à de multiples compagnies, en échange d’une part des commissions.
  • Les compagnies spécialisées et les mutuelles de taille moyenne sont plus ouvertes aux nouveaux courtiers.
  • Les plateformes de courtage offrent un accès immédiat à une gamme de produits sans exigence de volume.

En pratique, un courtier débutant commence souvent avec 2 à 3 conventions directes et l’accès à une plateforme de courtage grossiste, ce qui lui donne une offre suffisante pour démarrer.

21. Faut-il un local pour exercer ?

Non. De nombreux courtiers exercent depuis leur domicile, surtout en début d’activité. C’est parfaitement légal et permet de réduire considérablement les charges fixes. Le local devient pertinent quand vous souhaitez recevoir des clients, embaucher des collaborateurs ou renforcer votre visibilité locale.

22. Peut-on être courtier en complément d’une autre activité ?

Oui, à condition de respecter les obligations réglementaires (inscription ORIAS, RC Pro, formation continue). De nombreux courtiers démarrent en complément d’une activité salariée, avec l’accord de leur employeur (vérifiez votre contrat de travail pour les clauses de non-concurrence et d’exclusivité). Le cumul est possible en micro-entreprise ou en société.

Le quotidien du courtier

23. À quoi ressemble une journée type de courtier ?

Une journée type de courtier installé :

HoraireActivité
8h30-9h30Traitement des emails, suivi des dossiers en cours
9h30-11hRendez-vous clients (souscription, sinistre, renouvellement)
11h-12hProspection téléphonique, relances
14h-15h30Rendez-vous prospects ou clients
15h30-17hGestion administrative : devis, avenants, suivi sinistres
17h-18hVeille réglementaire, formation, préparation du lendemain

En réalité, aucune journée ne ressemble à une autre. C’est l’un des attraits du métier : la variété des situations, des clients et des problématiques.

24. Quels sont les produits les plus faciles à vendre pour un débutant ?

Les produits les plus accessibles pour un courtier débutant :

  • L’assurance auto et habitation : produits simples, besoin universel, volume important. Les commissions unitaires sont faibles mais le volume compense.
  • La complémentaire santé individuelle : besoin récurrent, produit relativement simple à expliquer.
  • La RC Pro pour les auto-entrepreneurs et professions libérales : besoin obligatoire pour de nombreuses professions, produit standardisé.
  • L’assurance emprunteur : marché dynamique grâce à la loi Lemoine, délégation facilitée.

Les produits les plus rentables (assurance vie, prévoyance collective, risques d’entreprise) nécessitent généralement plus d’expérience et de compétence technique.

25. Comment trouver ses premiers clients ?

Les canaux les plus efficaces pour un courtier débutant :

  • Votre entourage : famille, amis, anciens collègues. Ce sont vos premiers clients et vos premiers prescripteurs.
  • Les recommandations : chaque client satisfait peut vous recommander 2 à 3 contacts. Demandez systématiquement.
  • Le réseau professionnel local : clubs d’entrepreneurs, BNI, CCI, associations professionnelles.
  • Le digital : site web, référencement local (Google My Business), LinkedIn.
  • Les partenariats : agents immobiliers (pour l’assurance emprunteur et habitation), experts-comptables (pour l’assurance pro), avocats (pour la RC Pro).

Pour approfondir, consultez trouver ses premiers clients en courtage.

26. Quelle différence entre courtier, agent général et mandataire ?

CritèreCourtier (COA)Agent général (AGA)Mandataire (MIA/MA)
IndépendanceIndépendant, représente le clientLié à une compagnie par un traité de nominationMandaté par un intermédiaire ou un assureur
Multi-compagniesOui, travaille avec plusieurs compagniesNon, exclusivité envers sa compagnie mandanteVariable selon le mandat
PortefeuillePropriété du courtierPropriété de la compagnie (indemnité compensatrice en cas de cessation)Pas de propriété du portefeuille
RémunérationCommissions des compagnies + honorairesCommissions de la compagnie mandanteCommissions de l’intermédiaire mandant
Inscription ORIASObligatoire (catégorie COA)Obligatoire (catégorie AGA)Obligatoire (catégorie MIA ou MA)

Pour une analyse complète, consultez différence entre courtier, agent et mandataire.

La réglementation

27. Qu’est-ce que la DDA et en quoi concerne-t-elle les courtiers ?

La DDA (Directive sur la Distribution d’Assurance, directive UE 2016/97) est le texte européen qui encadre l’activité de distribution d’assurance. Transposée en droit français, elle impose aux courtiers :

  • Un devoir de conseil renforcé : analyse des besoins du client, recommandation personnalisée, documentation du conseil.
  • Des obligations de transparence : information sur le statut, les liens avec les compagnies, la nature de la rémunération.
  • Une obligation de formation continue : 15 heures minimum par an.
  • Une gouvernance des produits : vérification que les produits distribués correspondent au marché cible défini par l’assureur.

28. Quelles sont les obligations LCB-FT d’un courtier ?

Les courtiers qui distribuent des produits d’assurance vie et des contrats de capitalisation sont soumis aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) :

  • Identification et vérification de l’identité du client.
  • Évaluation du profil de risque du client.
  • Surveillance des opérations.
  • Déclaration de soupçon à Tracfin en cas d’opération atypique.
  • Mise en place de procédures internes et formation des collaborateurs.

Consultez LCB-FT : obligations du courtier pour le détail.

29. Que risque un courtier qui exerce sans inscription ORIAS ?

L’exercice de l’activité d’intermédiaire en assurance sans inscription au registre ORIAS est un délit pénal, puni de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende (article L. 514-4 du Code des assurances). Au-delà de la sanction pénale, les contrats souscrits par un intermédiaire non inscrit peuvent être annulés, ce qui expose le courtier à des poursuites civiles de la part des clients lésés.

30. La formation continue est-elle vraiment obligatoire ?

Oui. L’article R. 512-13-1 du Code des assurances impose à tout intermédiaire en assurance de suivre au minimum 15 heures de formation continue par année civile. Cette obligation s’applique au courtier lui-même et à chacun de ses collaborateurs participant à l’activité d’intermédiaire. Les justificatifs doivent être conservés et peuvent être demandés par l’ACPR ou l’ORIAS lors d’un contrôle.

Les questions que personne n’ose poser

31. Le courtage est-il un métier difficile ?

Oui. Le courtage est un métier exigeant qui combine des compétences techniques (connaissance des produits, du droit, de la fiscalité), commerciales (prospection, négociation, fidélisation) et administratives (gestion, conformité, comptabilité). Les premières années sont les plus difficiles, car vous construisez votre portefeuille sans revenus récurrents. Mais une fois le portefeuille installé, le métier offre une liberté et une stabilité financière que peu de professions égalent.

32. Peut-on échouer en courtage ?

Oui. Les principales causes d’échec sont : un manque de prospection (le courtier attend que les clients viennent au lieu d’aller les chercher), une sous-capitalisation (pas assez de trésorerie pour tenir les premiers mois), un isolement (pas de réseau, pas de mentor, pas de soutien), et une non-conformité réglementaire (qui peut mener à la radiation). Les courtiers qui réussissent sont ceux qui prospectent régulièrement, qui se forment en continu et qui s’entourent de bons conseils.

33. Quel est le meilleur âge pour devenir courtier ?

Il n’y a pas d’âge idéal. Des courtiers réussissent en se lançant à 25 ans, à 40 ans ou à 55 ans. Chaque âge a ses avantages : les jeunes ont l’énergie et la maîtrise du digital, les quadragénaires ont l’expérience professionnelle et le réseau, les seniors ont la crédibilité et la connaissance du marché. La formation IAS est accessible à tout âge, sans condition de diplôme. Consultez devenir courtier après 40 ans pour les spécificités de la reconversion tardive.

34. Le courtage est-il un métier d’avenir ?

Oui. Le marché de l’assurance est en croissance structurelle (vieillissement de la population, complexification des risques, émergence de nouveaux besoins comme le risque cyber). Le courtage gagne des parts de marché face aux réseaux intégrés, car les clients recherchent de plus en plus un conseil indépendant. La digitalisation crée des opportunités pour les courtiers qui savent combiner technologie et relation humaine. Les perspectives à 10 ans sont favorables.

Ce que vous devez retenir

Cette FAQ couvre les fondamentaux, mais chaque situation est unique. Si vous êtes prêt à passer à l’action, voici les trois prochaines étapes :

  1. Inscrivez-vous à la formation IAS 150h de FormaCourtage : 399 euros, e-learning, accès 6 mois. C’est le préalable indispensable.
  2. Pendant la formation, construisez votre business plan : statut juridique, spécialisation, zone géographique, budget de démarrage.
  3. Dès la validation, déposez votre dossier ORIAS : attestation de formation, RC Pro, garantie financière si nécessaire, Kbis.

FormaCourtage a conçu cette formation pour que chaque apprenant dispose de toutes les connaissances nécessaires pour se lancer sereinement. Le métier de courtier en assurance est accessible, rentable et porteur. Il demande du travail, de la rigueur et de la persévérance. Mais les résultats sont à la hauteur de l’effort.

Peut-on devenir courtier en assurance sans aucune expérience dans le secteur ?

Oui. La formation IAS 150h est précisément conçue pour les personnes sans expérience préalable dans l’assurance. Elle couvre l’ensemble des connaissances nécessaires : cadre juridique, produits d’assurance, intermédiaire, déontologie. De nombreux courtiers en exercice viennent de secteurs totalement différents (commerce, banque, immobilier, industrie, fonction publique). Ce qui compte, c’est la motivation, la capacité d’apprentissage et les compétences commerciales.

Combien de temps faut-il entre la décision de devenir courtier et le premier client ?

En scénario optimal : 4 à 6 mois. Formation IAS 150h en 2 à 3 mois, inscription ORIAS en 2 à 4 semaines, création d’entreprise en 1 à 2 semaines, obtention de la RC Pro en 1 à 2 semaines, premières conventions compagnies en 2 à 4 semaines, prospection et premier client dans le mois suivant. En réalité, comptez 5 à 8 mois entre la décision et le premier contrat signé, en raison des délais administratifs et du temps de prospection.

Est-il possible de devenir courtier en auto-entrepreneur ?

Oui, la micro-entreprise (auto-entrepreneur) est un statut compatible avec l’activité de courtier en assurance. C’est même le statut le plus fréquent pour les courtiers débutants. Le plafond de chiffre d’affaires est de 77 700 euros pour les prestations de services (2026). Les cotisations sociales sont de 21,1 % du CA. Attention : la micro-entreprise ne permet pas l’amortissement des investissements et la protection du patrimoine personnel est limitée. Pour un lancement, c’est idéal. Pour un développement à moyen terme, la SASU est plus adaptée.

Quelle est la différence entre un courtier IAS niveau 1 et les autres niveaux ?

La formation IAS de niveau 1 (150 heures) permet d’exercer toutes les branches d’assurance sans restriction. C’est le niveau le plus complet et le plus courant. Le niveau 2 (150 heures également, mais avec un programme différent) est destiné aux salariés des intermédiaires. Le niveau 3 (150 heures) est pour les salariés chargés de fonctions de direction ou d’encadrement. En pratique, si vous voulez devenir courtier indépendant, c’est le niveau 1 qui vous concerne.

Un courtier en assurance peut-il aussi faire du courtage en crédit ?

Oui, un courtier peut cumuler les activités de courtage en assurance (catégorie COA) et de courtage en opérations de banque et en services de paiement (catégorie COBSP). Chaque activité nécessite une inscription ORIAS dans la catégorie correspondante et des conditions de capacité professionnelle spécifiques. Le cumul est fréquent car les clients qui cherchent un crédit immobilier ont également besoin d’une assurance emprunteur. Consultez courtier crédit et assurance.

Que se passe-t-il si la formation IAS 150h n’est pas terminée dans les 6 mois d’accès ?

Chez FormaCourtage, l’accès à la formation est de 6 mois pour la formule Solo à 399 euros. Si vous n’avez pas terminé dans ce délai, vous pouvez prolonger votre accès (les conditions de prolongation sont précisées lors de l’inscription). La formule Accompagnée (490 euros) offre un accès de 12 mois, et la formule Intégrale (890 euros) un accès illimité. En pratique, la grande majorité des apprenants terminent en 2 à 4 mois.

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Formation IAS 150h en ligne. Conforme a l'arrete du 26 septembre 2018. Attestation acceptee pour l'inscription ORIAS.

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