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IAS niveaux 1, 2, 3 : différences

Mis à jour le 11 octobre 2026 45 min de lecture
formation IAS niveaux
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Le choix qui détermine toute votre carrière

Réponse courte : le niveau 1 de capacité professionnelle est exigé des courtiers (COA) et des agents généraux (AGA), le niveau 2 des mandataires d’assurance (MA) et des mandataires d’intermédiaires (MIA), le niveau 3 des seuls mandataires qui distribuent de l’assurance à titre accessoire. Les niveaux 1 et 2 se justifient le plus souvent par un stage d’au moins 150 heures, le niveau 3 par une formation d’une durée raisonnable adaptée aux produits Source : Code des assurances, 2024 .

Une idée reçue revient souvent chez les personnes qui découvrent la formation IAS, en particulier en reconversion. Les trois niveaux sont lus comme des degrés de difficulté, comme si le niveau 1 était le plus facile, le niveau 3 le plus avancé, et qu’il fallait commencer par le bas pour monter progressivement.

Jeune homme qui travaille sur son ordinateur portable chez lui, un stylo à la bouche et un cahier ouvert à côté

C’est une erreur, et c’est la plus répandue chez les personnes qui découvrent le secteur de l’intermédiation en assurance. Les niveaux IAS ne sont pas des grades à gravir dans l’ordre. Ce sont des exigences attachées à des catégories professionnelles, qui correspondent à des statuts juridiques distincts, définis par le Code des assurances. Et la numérotation est trompeuse : le niveau 1 est le plus exigeant, le niveau 3 le plus léger.

Soyons clairs dès le départ : le niveau IAS que vous visez ne mesure pas votre “niveau” de compétence de départ. Il découle de votre statut professionnel, de votre degré d’autonomie, de votre rapport aux compagnies d’assurance, et il conditionne la trajectoire de toute votre carrière. Choisir le mauvais niveau, c’est partir dans la mauvaise direction. Et corriger le tir en cours de route, c’est perdre du temps et de l’argent.

Cet article vous donne toutes les clés pour comprendre les différences entre les niveaux IAS 1, 2 et 3, et faire le bon choix en connaissance de cause.

Le cadre légal : d’où viennent ces niveaux ?

Avant de comparer les niveaux, il faut comprendre d’où ils viennent. Les niveaux IAS ne sont pas une invention des centres de formation. Ils sont définis par le Code des assurances : article R. 512-9 pour le niveau 1, article R. 512-10 pour le niveau 2, article R. 512-12 pour le niveau 3. Les programmes minimaux des stages de niveaux 1 et 2 sont fixés par l’arrêté du 23 juin 2008 (NOR ECET0801470A) modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008 Source : Légifrance, 2008-06-23 . Le niveau 3 n’a pas de programme national.

Ces articles fixent les conditions de capacité professionnelle exigées pour exercer l’activité d’intermédiaire en assurance (IAS). Chaque niveau correspond à une ou plusieurs catégories d’intermédiaires inscrites au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS).

Les quatre catégories d’intermédiaires définies par l’article R. 511-2 du Code des assurances sont :

  • COA : courtier en assurance ou en réassurance
  • AGA : agent général d’assurance
  • MIA : mandataire d’intermédiaire en assurance
  • MA : mandataire d’assurance

Chaque catégorie est associée à un niveau de capacité minimum. Le niveau 1 est requis pour les courtiers (COA) et les agents généraux (AGA). Le niveau 2 pour les mandataires (MA et MIA). Le niveau 3 pour les mandataires qui exercent à titre accessoire et ne proposent que des contrats complémentaires à leur produit ou service, sans couverture de responsabilité civile. C’est une question de statut juridique, pas de compétence de départ.

NiveauCatégories concernéesStageOu expérience en production ou gestion de contrats d’assuranceOu diplôme
Niveau 1 (art. R. 512-9)Courtiers (COA), agents généraux (AGA)150 heures minimum, programme en 5 unités2 ans comme cadre ou 4 ansDiplôme figurant sur une liste fixée par arrêté
Niveau 2 (art. R. 512-10)Mandataires d’assurance (MA), mandataires d’intermédiaires (MIA)150 heures minimum, au moins 3 des 4 unités, dont les unités 1 et 21 an comme cadre ou 2 ansDiplôme figurant sur une liste fixée par arrêté
Niveau 3 (art. R. 512-12)MA et MIA à titre accessoire, pour des contrats complémentaires sans responsabilité civileFormation d’une durée raisonnable, adaptée aux produits, avec attestation6 moisDiplôme figurant sur une liste fixée par arrêté

L’expérience doit avoir été acquise au sein d’une entreprise d’assurance ou d’un intermédiaire. Un intermédiaire inscrit dans plusieurs catégories doit justifier du niveau le plus élevé qu’elles exigent (article R. 512-13 du Code des assurances). Notre page capacité professionnelle récapitule les voies possibles : formation, diplôme ou expérience.

La directive européenne sur la distribution d’assurance (DDA), transposée en droit français en 2018, est venue renforcer ce cadre en imposant une obligation de formation continue de 15 heures par an pour tous les intermédiaires, quel que soit leur niveau. Nous y reviendrons.

Pour une vue d’ensemble du cadre réglementaire et des obligations de chaque statut, consultez notre comparatif détaillé entre courtier, agent général et mandataire.

IAS Niveau 1 : le statut du courtier indépendant

Le niveau 1 est le niveau requis pour exercer en tant que courtier en assurance (catégorie COA au registre ORIAS). Il est aussi exigé des agents généraux, présentés dans la partie suivante. Le courtage est le statut le plus autonome de la distribution d’assurance.

Ce que le niveau 1 permet

Le courtier est un intermédiaire qui agit pour le compte de ses clients. Il n’est lié à aucune compagnie d’assurance par un contrat d’exclusivité. Il signe des conventions de courtage avec les assureurs de son choix, compare les offres du marché, et recommande les solutions les plus adaptées aux besoins de chaque client.

Concrètement, avec un niveau 1, vous pouvez :

  • Créer votre propre cabinet de courtage en assurance
  • Signer des conventions de courtage avec autant d’assureurs que vous le souhaitez, parmi ceux qui acceptent de travailler avec vous
  • Constituer votre propre portefeuille clients, qui vous appartient
  • Distribuer tous les types de produits d’assurance : IARD, santé, prévoyance, assurance vie, retraite, protection juridique, etc.
  • Mandater des collaborateurs (MIA) qui travaillent sous votre responsabilité
  • Exercer sur l’ensemble du territoire national, sans restriction géographique
  • Fixer librement votre stratégie commerciale, vos tarifs de conseil et vos spécialisations

Le courtier est un entrepreneur. Son portefeuille lui appartient. C’est un actif qui peut être cédé au moment de la cessation d’activité, à un prix qui dépend notamment du montant et de la régularité des commissions.

Les obligations associées au niveau 1

L’autonomie du courtier s’accompagne d’obligations proportionnelles :

  • Capacité professionnelle de niveau 1 : stage d’au moins 150 heures sur le programme en 5 unités, ou deux ans d’expérience comme cadre ou quatre ans dans une fonction de production ou de gestion de contrats d’assurance, ou un diplôme de la liste fixée par arrêté
  • Immatriculation au registre du commerce et des sociétés, avec un Kbis qui mentionne le courtage d’assurance
  • Inscription ORIAS en catégorie COA : 25 euros par catégorie et par an Source : ORIAS, 2024 , avec un renouvellement annuel
  • Adhésion à une association professionnelle agréée, obligatoire pour les courtiers depuis le 1er avril 2022
  • Assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) obligatoire, avec un montant minimum de couverture de 1 564 610 euros par sinistre et 2 315 610 euros par année Source : Légifrance, 2024-10-29
  • Garantie financière d’un montant minimum de 115 000 euros, obligatoire seulement si vous encaissez des fonds destinés à être versés à un assureur ou à un assuré Source : Code des assurances, 2024
  • Formation continue DDA de 15 heures par an minimum Source : Code des assurances, 2024
  • Respect du devoir de conseil et des obligations d’information préalable prévues par le Code des assurances

Pour un guide étape par étape sur la création d’un cabinet de courtage, consultez notre article Comment devenir courtier en assurance.

À qui s’adresse le niveau 1

Le courtage attire des profils très divers, mais avec des traits communs : goût de l’entrepreneuriat, aisance commerciale, volonté de construire quelque chose à son nom. On y retrouve beaucoup de commerciaux en reconversion (automobile, immobilier, banque), d’anciens salariés de compagnies d’assurance qui veulent prendre leur indépendance, et de jeunes diplômés qui préfèrent l’entrepreneuriat au salariat.

Si votre projet est d’exercer en indépendant, de choisir vos partenaires assureurs et de construire votre propre portefeuille, c’est le niveau 1 qu’il vous faut. Ce n’est pas un premier échelon. C’est le seul niveau qui ouvre l’inscription comme courtier, donc l’indépendance totale.

Agent général : un autre métier du niveau 1

Le niveau 1 est aussi le niveau requis pour exercer en tant qu’agent général d’assurance (catégorie AGA au registre ORIAS), et non le niveau 2 comme on le lit souvent Source : Code des assurances, 2024 . C’est un statut très différent du courtage, même si la capacité professionnelle exigée est la même.

Ce que le statut d’agent général permet

L’agent général représente une compagnie d’assurance, parfois plusieurs, avec laquelle il a l’obligation contractuelle de travailler en exclusivité. Il est lié à son mandant par un traité de nomination qui définit son secteur géographique, les produits qu’il peut distribuer, ses objectifs de production et ses conditions de rémunération. Contrairement au courtier qui agit pour le client, l’agent général agit pour l’assureur.

Comme agent général, vous pouvez :

  • Exercer pour le compte d’une compagnie d’assurance
  • Bénéficier d’un portefeuille existant au démarrage (reprise du portefeuille de l’agent sortant)
  • Distribuer les produits de votre compagnie mandante
  • Accéder à la marque, aux outils informatiques et au support technique de la compagnie
  • Selon votre traité, être couvert en RC Pro par l’assurance que vous fournit votre compagnie, ou par sa prise en charge de l’entière responsabilité de vos actes (article L. 512-6 du Code des assurances)

Les différences clés avec le courtier

La différence fondamentale est l’indépendance. L’agent général est lié à une compagnie. Le courtier est libre. Voici les conséquences concrètes de cette différence :

  • Exclusivité : l’agent général distribue quasi exclusivement les produits de sa compagnie (sauf dérogation pour les risques non couverts). Le courtier compare le marché.
  • Propriété du portefeuille : l’agent général bénéficie d’un droit de présentation de sa clientèle, mais le portefeuille appartient juridiquement à la compagnie. Le portefeuille du courtier lui appartient en pleine propriété.
  • Investissement initial : l’agent général doit généralement acheter le droit de présentation de l’agent sortant, pour un montant souvent élevé qui dépend du portefeuille repris. Le courtier démarre avec un investissement bien plus faible (RC Pro, association agréée, immatriculation et premiers frais de fonctionnement).
  • Cadre de travail : l’agent général évolue dans un cadre structuré, avec des objectifs et un reporting à la compagnie. Le courtier est totalement libre de sa stratégie.
  • Rémunération : les commissions de l’agent général sont fixées par le traité de nomination. Le courtier négocie ses commissions directement avec chaque assureur.

À qui convient le statut d’agent général

L’agence générale convient aux personnes qui recherchent un cadre plus sécurisant, qui disposent d’un capital de départ significatif, et qui sont à l’aise avec l’idée de représenter une seule marque. C’est un modèle qui offre une stabilité supérieure au courtage, en contrepartie d’une liberté moindre.

C’est aussi un statut dont les effectifs ont reculé : 13 091 agents généraux inscrits à l’ORIAS fin 2007, 11 847 fin 2023, selon le rapport annuel 2023 de l’ORIAS. Le métier reste viable, mais il se renouvelle peu.

IAS Niveau 2 : le statut du mandataire

Le niveau 2 est le niveau requis pour exercer à titre principal en tant que mandataire d’intermédiaire en assurance (MIA) ou mandataire d’assurance (MA), selon l’article R. 512-10 du Code des assurances. Il se justifie par un stage d’au moins 150 heures sur le programme de niveau 2, ou un an d’expérience comme cadre ou deux ans dans une fonction de production ou de gestion de contrats d’assurance, ou un diplôme de la liste. C’est le statut qui offre le moins d’autonomie, mais aussi celui qui est le plus accessible en termes de conditions de démarrage. Le niveau 3 ne concerne que les mandataires à titre accessoire : nous y revenons plus bas.

Ce que le niveau 2 permet

Le mandataire travaille sous la responsabilité d’un autre intermédiaire (courtier pour le MIA) ou d’une compagnie d’assurance (pour le MA). Il distribue des produits d’assurance dans le cadre d’un mandat qui définit le périmètre de son activité.

Avec un niveau 2, vous pouvez :

  • Exercer comme collaborateur indépendant d’un courtier (statut MIA) ou d’une compagnie (statut MA)
  • Distribuer les produits d’assurance des partenaires de votre mandant
  • Être dispensé de souscrire votre propre RC Pro si votre mandant vous la fournit ou assume l’entière responsabilité de vos actes (article L. 512-6 du Code des assurances) : à vérifier dans le contrat de mandat
  • Vous former au métier de terrain avant, éventuellement, de devenir courtier
  • Percevoir une part des commissions, au taux fixé par votre contrat de mandat

Les limites du niveau 2

Le mandataire n’est pas indépendant. Voici les contraintes principales :

  • Portefeuille : le sort des clients que vous apportez dépend du contrat de mandat, et ils restent souvent rattachés au mandant. Lisez cette clause avant de signer.
  • Périmètre limité : vous ne pouvez distribuer que les produits autorisés par votre mandant, dans les conditions qu’il définit.
  • Dépendance commerciale : votre activité dépend entièrement de la qualité des produits, des outils et du support fournis par votre mandant.
  • Pas de valorisation patrimoniale : contrairement au courtier qui construit un actif cessible, le mandataire ne capitalise pas sur son travail de la même manière.

Le statut de mandataire comme tremplin

Beaucoup de professionnels utilisent le statut de mandataire comme une étape avant de devenir courtier. C’est une approche pragmatique : vous apprenez le métier sur le terrain, vous générez des revenus, et vous préparez votre transition vers le courtage. Le jour où vous vous sentez prêt, vous justifiez du niveau 1 et vous créez votre propre cabinet.

C’est d’ailleurs une trajectoire courante. Plusieurs courtiers établis ont commencé comme mandataires avant de se lancer en indépendant. Le statut de mandataire n’est pas une impasse, c’est un point de départ possible.

Cela dit, si vous savez dès le départ que votre objectif est le courtage indépendant, il est plus efficace de viser directement le niveau 1. Les deux stages durent au moins 150 heures, mais seul le niveau 1 permet l’inscription en COA : un livret de niveau 2 vous obligerait à vous reformer au moment du passage. Le niveau 1 est par ailleurs le plus exigeant des trois (programme en 5 unités, durées d’expérience doubles de celles du niveau 2). Faites toutefois confirmer par votre futur mandant le justificatif qu’il attend pour votre inscription de mandataire. Pour comparer les deux statuts en détail, lisez notre article mandataire ou courtier : que choisir ?.

Le programme de formation : 150 heures pour les niveaux 1 et 2

C’est l’un des points qui crée le plus de confusion. Les niveaux 1 et 2 exigent tous deux un stage d’au moins 150 heures, mais leurs programmes diffèrent. L’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008 fixe Source : Légifrance, 2008-07-11 :

  • pour le niveau 1, un programme en 5 unités, toutes à suivre ;
  • pour le niveau 2, un programme en 4 unités, dont au moins 3 doivent être suivies, les unités 1 (savoirs généraux) et 2 (assurances de personnes : incapacité, invalidité, décès, dépendance, santé) étant obligatoires.

Le niveau 3 n’a pas de programme national : la formation doit être adaptée aux produits distribués. À l’issue des stages de niveaux 1 et 2, les compétences acquises font l’objet d’un contrôle, dont les résultats sont annexés au livret de stage (article R. 512-11 du Code des assurances).

L’arrêté ne fixe pas d’heures par unité. Voici la répartition pédagogique des 150 heures du niveau 1 retenue dans la formation FormaCourtage :

Unité de valeurIntituléVolume indicatif
UV1Savoirs généraux (droit, cadre juridique, déontologie)56 heures
UV2Assurances de personnes, prévoyance et santé24 heures
UV3Assurance vie et capitalisation24 heures
UV4Contrats collectifs16 heures
UV5Assurances de biens et de responsabilité30 heures
Total150 heures

UV1 : Savoirs généraux (56 heures)

C’est le socle de la formation. Plus d’un tiers du volume horaire total. Cette unité couvre l’ensemble du cadre juridique, réglementaire et éthique de l’intermédiaire en assurance.

Les thèmes principaux :

  • Les principes fondamentaux du droit des assurances : formation du contrat, exécution, sinistre, résiliation
  • Le cadre juridique de la distribution d’assurance et la directive DDA (2016/97/UE)
  • Les obligations d’information et le devoir de conseil (articles L521-1 et suivants du Code des assurances)
  • La protection du consommateur : réclamations, médiation, ACPR
  • La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), conformément aux obligations prévues par le Code monétaire et financier
  • Les règles de gouvernance et de surveillance des produits (POG, Product Oversight and Governance)
  • La fiscalité applicable aux produits d’assurance
  • Les notions de base en gestion de patrimoine et en finance
  • La déontologie et l’éthique professionnelle de l’intermédiaire

Cette UV est dense, mais elle est absolument fondamentale. C’est elle qui vous donne le réflexe juridique nécessaire pour exercer : savoir ce que vous pouvez faire, ce que vous devez faire, et ce qui est interdit. Un intermédiaire qui ne maîtrise pas le cadre légal s’expose à des sanctions de l’ACPR, à des recours clients, et à la radiation de l’ORIAS.

UV2 : Assurances de personnes, prévoyance et santé (24 heures)

Cette unité couvre les produits d’assurance destinés à protéger les personnes contre les risques de la vie : décès, incapacité de travail, invalidité, frais de santé.

Les thèmes principaux :

  • Les contrats de prévoyance individuelle : temporaire décès, garantie des accidents de la vie (GAV), indemnités journalières
  • Les contrats de complémentaire santé : individuelle et collective, contrat responsable
  • La protection sociale obligatoire : régime général de la Sécurité sociale, régime des indépendants (SSI)
  • Les mécanismes de tarification : tables de mortalité, questionnaires médicaux, sélection du risque
  • Les garanties, exclusions et limites courantes dans les contrats de prévoyance
  • Le conseil adapté selon la situation familiale, professionnelle et financière du client

C’est une UV à fort enjeu commercial. La prévoyance et la santé représentent une part importante de l’activité de la plupart des courtiers. C’est aussi un domaine où le devoir de conseil est particulièrement critique : une mauvaise couverture prévoyance peut avoir des conséquences dramatiques pour un client et sa famille.

UV3 : Assurance vie et capitalisation (24 heures)

L’assurance vie est l’un des placements préférés des Français, avec 2 107 milliards d’euros d’encours fin 2025 Source : France Assureurs, 2025-12 . Cette unité vous donne les compétences pour distribuer ces produits en conformité avec la réglementation.

Les thèmes principaux :

  • Les différents types de contrats d’assurance vie : monosupport (fonds en euros), multisupport (unités de compte), euro-croissance
  • Les contrats de capitalisation et leur spécificité fiscale
  • La fiscalité de l’assurance vie : pendant la vie du contrat (rachats partiels, avances) et en cas de décès (article 990 I et 757 B du CGI)
  • L’épargne retraite : PER individuel, PER d’entreprise collectif (PERECO), PER d’entreprise obligatoire (PERO)
  • Les anciens dispositifs : PERP, contrats Madelin, article 83, PERCO
  • Les obligations d’information spécifiques à l’assurance vie : DIC (Document d’Information Clé), rapport annuel, relevé de situation
  • Le profil investisseur et l’adéquation produit-client (test d’adéquation)
  • Les règles de commercialisation à distance et le droit de rétractation (30 jours)

L’assurance vie est un levier de rémunération majeur pour les courtiers. Les commissions sur les contrats d’assurance vie (frais de gestion, frais d’entrée) peuvent représenter une source de revenus récurrente importante. C’est aussi un domaine où les erreurs de conseil peuvent coûter cher, tant au client qu’au professionnel.

UV4 : Contrats collectifs (16 heures)

Cette unité est centrée sur les contrats d’assurance souscrits par les entreprises pour le compte de leurs salariés.

Les thèmes principaux :

  • Les contrats santé et prévoyance d’entreprise : régime de base, options, garanties
  • Les obligations légales de l’employeur : Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013, conventions collectives, maintien des garanties
  • Le contrat responsable et ses contraintes de remboursement
  • La portabilité des droits en cas de départ du salarié (article L911-8 du Code de la Sécurité sociale)
  • La mise en place, la gestion et le renouvellement des contrats collectifs
  • La réponse aux appels d’offres et la négociation avec les assureurs
  • L’analyse des comptes de résultats techniques et la sinistralité

Le marché des contrats collectifs est un segment à forte valeur ajoutée. Les courtiers spécialisés en entreprise gèrent des portefeuilles importants. C’est aussi un marché exigeant en termes de compétences techniques et de rigueur dans le suivi.

UV5 : Assurances de biens et de responsabilité (30 heures)

Dernière unité, la plus volumineuse après l’UV1 dans cette répartition. Elle couvre les assurances IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers), qui représentent le quotidien de beaucoup de courtiers.

Les thèmes principaux :

  • L’assurance habitation : multirisque habitation (MRH), garanties de base et extensions
  • L’assurance automobile : responsabilité civile obligatoire, garanties facultatives, conventions d’indemnisation (IRSA, IDA)
  • L’assurance des professionnels et des entreprises : multirisque professionnelle, responsabilité civile exploitation, RC produits
  • La responsabilité civile : principes généraux (articles 1240 et suivants du Code civil), RC professionnelle, RC des mandataires sociaux
  • Les assurances de construction : dommages-ouvrage, garantie décennale, responsabilité civile décennale
  • La protection juridique
  • Les principes d’indemnisation : valeur de remplacement, vétusté, franchise, plafond de garantie
  • La gestion des sinistres : déclaration, expertise, indemnisation, recours

L’IARD est souvent le premier contact du courtier avec ses clients. C’est le produit d’appel par excellence. Un client qui vient pour son assurance auto ou sa MRH peut ensuite être conseillé sur sa prévoyance, sa santé, son épargne. C’est pourquoi cette UV est importante même pour ceux qui envisagent de se spécialiser dans d’autres domaines.

Pour une description complète du programme de formation, consultez notre article Formation IAS 150h : tout ce que vous devez savoir.

Tableau comparatif complet des 3 niveaux

Voici le comparatif qui clarifie tout. Les différences entre les statuts tiennent d’abord au métier exercé et aux perspectives de carrière, ensuite au niveau de capacité exigé.

CritèreCourtier (COA)Agent général (AGA)Mandataire (MA ou MIA)
Niveau de capacitéNiveau 1Niveau 1Niveau 2 (niveau 3 si activité accessoire, contrats complémentaires sans responsabilité civile)
Durée du stage150 heures minimum150 heures minimum150 heures minimum (niveau 2), durée raisonnable (niveau 3)
Programme5 unités5 unitésAu moins 3 unités sur 4, dont les unités 1 et 2 (niveau 2)
Catégorie ORIASCOA (courtier)AGA (agent général)MA ou MIA (mandataire)
IndépendanceTotalePartielle (lié à une compagnie)Faible (lié à un mandant)
PortefeuillePropriété pleine du courtierDroit de présentationSelon le contrat de mandat, souvent rattaché au mandant
Choix des produitsMulti-compagniesCompagnie mandante (sauf exceptions)Limité au périmètre du mandant
RC ProÀ souscrire soi-même : 1 564 610 € par sinistre et 2 315 610 € par année minimumÀ souscrire, sauf si la compagnie la fournit ou assume l’entière responsabilité de ses actesÀ souscrire, sauf si le mandant la fournit ou assume l’entière responsabilité de ses actes
Garantie financière115 000 € minimum, seulement en cas d’encaissement de fondsSeulement en cas d’encaissement de fondsSeulement si le mandat le charge d’encaisser des fonds
Investissement initialModéré (RC Pro, association agréée, immatriculation, outils)Élevé (reprise d’un portefeuille)Faible
RémunérationCommissions des compagnies, et le cas échéant honorairesCommissions fixées par le traité de nominationPart des commissions du mandant, fixée par le mandat
Valorisation patrimonialeForte (portefeuille cessible)Moyenne (droit de présentation)Faible ou nulle
Formation continue DDA15h/an15h/an15h/an

Ce tableau doit être votre référence. Imprimez-le, gardez-le sous les yeux, et relisez-le chaque fois que vous hésitez sur votre orientation.

La confusion la plus répandue : niveau = difficulté

C’est la question que tout le monde pose, et à laquelle peu de gens répondent honnêtement. La majorité des personnes qui découvrent les niveaux IAS pensent que le niveau 1 est “débutant”, le niveau 2 “intermédiaire”, et le niveau 3 “avancé”. C’est complètement faux.

Les niveaux IAS ne sont pas des étapes à franchir dans l’ordre. Ils correspondent à des catégories professionnelles, donc à des métiers différents. Et si l’on tient à parler de difficulté, l’ordre est inversé : le niveau 1 est le plus exigeant, le niveau 3 le plus léger.

Pensez-y comme ceci : un médecin généraliste et un médecin spécialiste ne font pas le même métier. Mais personne ne dit que le généraliste est “niveau 1” et le spécialiste “niveau 3”. Ce sont deux parcours distincts, chacun avec ses spécificités.

C’est la même logique pour les niveaux IAS :

  • Niveau 1 = courtier (entrepreneur indépendant, autonomie maximale) ou agent général (mandataire d’une compagnie, cadre structuré)
  • Niveau 2 = mandataire = collaborateur d’un courtier ou d’un assureur = départ accessible
  • Niveau 3 = mandataire à titre accessoire = assurance proposée en complément d’une autre activité

Les niveaux 1 et 2 partagent la même durée minimale de stage (150 heures), mais pas le même programme. Et surtout, ils n’ouvrent pas les mêmes portes : avec le niveau 1, vous pouvez créer votre cabinet de courtage ou signer un traité de nomination avec une compagnie ; avec le niveau 2, vous exercez comme mandataire d’un courtier ou d’une compagnie.

Comment choisir le bon niveau IAS

Le choix du niveau IAS dépend de votre projet professionnel, pas de votre “niveau” actuel. Voici une grille de décision simple et pragmatique.

Choisissez le niveau 1 si :

  • Vous voulez créer votre propre cabinet de courtage
  • Vous voulez être totalement indépendant dans le choix de vos partenaires assureurs
  • Vous voulez construire un portefeuille qui vous appartient et que vous pourrez céder
  • Vous avez un tempérament entrepreneurial et vous êtes à l’aise avec la prospection commerciale
  • Vous acceptez d’assumer les obligations (RC Pro, association agréée, garantie financière si vous encaissez des fonds, conformité) en échange de la liberté totale
  • Vous acceptez des revenus irréguliers au démarrage, sans revenu garanti

Le niveau 1 est aussi le choix le plus sûr si vous hésitez. C’est le niveau le plus exigeant : il ouvre l’inscription comme courtier ou comme agent général, et ses exigences dépassent celles des niveaux 2 et 3 (programme plus large, durées d’expérience plus longues). À l’inverse, un justificatif de niveau 2 ou 3 ne permet jamais de devenir courtier.

Pour une estimation réaliste des revenus possibles en courtage, consultez notre article sur le salaire et les revenus du courtier en assurance.

Choisissez le statut d’agent général (niveau 1) si :

  • Vous souhaitez représenter une compagnie d’assurance spécifique
  • Vous préférez un cadre structuré avec le support d’un grand groupe
  • Vous disposez du capital nécessaire pour acheter un droit de présentation de portefeuille
  • Vous êtes à l’aise avec l’idée de distribuer les produits d’une seule marque
  • Vous recherchez la stabilité d’un portefeuille existant au démarrage

Le statut d’agent général est un bon choix pour les personnes qui ont déjà une relation avec une compagnie d’assurance (ancien salarié, stagiaire, collaborateur) et qui souhaitent prolonger cette relation dans un cadre d’indépendance relative.

Choisissez le statut de mandataire (niveau 2) si :

  • Vous voulez tester le métier avant de vous engager en tant que courtier
  • Vous n’avez pas le capital nécessaire pour démarrer seul
  • Vous souhaitez apprendre le terrain sous l’encadrement d’un professionnel expérimenté
  • Vous envisagez le mandat comme une étape transitoire vers le courtage
  • Vous voulez exercer avec des obligations administratives réduites

Le statut de mandataire est le point d’entrée le plus accessible. Mais gardez en tête que c’est aussi le statut qui offre le moins d’autonomie et de potentiel de valorisation à long terme. Si l’assurance n’est qu’un complément à votre activité principale et que vos contrats ne comportent pas de couverture de responsabilité civile, le niveau 3 peut suffire : voir plus bas.

Matrice de décision rapide

Votre situationNiveau requisRaison
Vous voulez être votre propre patronNiveau 1 (COA)Indépendance et portefeuille propre
Vous avez un capital de démarrage important et visez une compagnieNiveau 1 (AGA)Portefeuille existant au démarrage
Vous voulez tester le métier d’abordNiveau 2 (MIA)Faible investissement, cadre fourni par le mandant
Vous êtes en reconversion et visez le courtageNiveau 1 (COA)Seul niveau qui ouvre le courtage
Vous êtes jeune diplômé sans expérienceNiveau 1, ou niveau 2 pour démarrer comme mandataireLe niveau 1 évite une seconde formation au moment de devenir courtier
Vous êtes déjà salarié en assuranceNiveau 1 (COA), éventuellement par l’expérience2 ans comme cadre ou 4 ans en production ou gestion de contrats peuvent remplacer le stage
Vous distribuez de l’assurance en complément d’une autre activitéNiveau 3 (MA ou MIA à titre accessoire)Seulement pour des contrats complémentaires sans responsabilité civile, sinon niveau 2

Arbre décisionnel : votre niveau IAS en 5 questions

Marteau de juge sur un bureau sombre près de classeurs, les niveaux IAS étant fixés par la réglementation

Si la matrice ne suffit pas, voici un arbre de décision en cinq questions qui vous mène au niveau adapté en moins de deux minutes. Suivez les branches dans l’ordre, sans sauter d’étapes.

Question 1 : voulez-vous distribuer de l’assurance à titre principal (votre métier de tous les jours) ou à titre purement accessoire (en complément du produit ou du service que vous vendez déjà) ?

  • À titre accessoire uniquement → si vos contrats sont complémentaires à ce que vous vendez et ne comportent pas de couverture de responsabilité civile, vous relevez du niveau 3 (article R. 512-12 du Code des assurances) ; sinon, du niveau 2. Cet article ne traite pas votre cas en détail. Passez à la question suivante uniquement si l’assurance est votre activité principale.
  • À titre principal → passez à la question 2.

Question 2 : voulez-vous être votre propre patron, choisir vos partenaires assureurs, et construire un portefeuille qui vous appartienne ?

  • Oui, je veux l’autonomie complète → vous visez le statut de courtier (COA), niveau 1. Allez directement à la question 5.
  • Non, je préfère un cadre encadré → passez à la question 3.

Question 3 : disposez-vous d’un capital important pour acheter le droit de présentation d’un portefeuille auprès d’une compagnie d’assurance ?

  • Oui, et je suis à l’aise avec une exclusivité avec une seule compagnie → vous visez le statut d’agent général (AGA), niveau 1. Allez à la question 5.
  • Non, je n’ai pas ce capital → passez à la question 4.

Question 4 : voulez-vous démarrer avec un investissement minimal, quitte à travailler sous la responsabilité d’un courtier ou d’une compagnie avant de devenir indépendant ?

  • Oui, le mandat me convient → vous visez le statut de mandataire (MIA si sous courtier, MA si sous compagnie), niveau 2. Allez à la question 5.
  • Non, je préfère attendre d’avoir le capital pour devenir courtier directement → revenez à la question 2 avec un horizon différent.

Question 5 : quelle formation devez-vous suivre ?

Courtier ou agent général : la capacité de niveau 1, le plus souvent par un stage d’au moins 150 heures sur le programme de niveau 1, conforme à l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008. Mandataire à titre principal : la capacité de niveau 2, par un stage d’au moins 150 heures sur le programme de niveau 2. Si le courtage fait partie de vos projets, même à terme, visez directement le niveau 1 : c’est le seul qui vous évitera de vous reformer.

C’est la raison pour laquelle nous insistons : ne choisissez pas une formation de niveau 3, plus courte, si votre projet est d’exercer à titre principal. Elle ne suffira pas pour votre inscription à l’ORIAS.

Le coût de la formation et le retour sur investissement

La formation IAS 150 heures représente un investissement. Voyons les chiffres en détail.

Le coût de la formation

Les tarifs varient selon les centres de formation et les modalités (e-learning, présentiel, mixte). Comparez les prix affichés par chaque organisme et ce qu’ils comprennent.

ModalitéPrix
Formation en ligne, sans tutoratVariable selon l’organisme
Formation en ligne avec tutorat ou classes virtuellesEn général plus cher qu’une formation 100 % en ligne, selon l’organisme
Présentiel ou mixteEn général plus cher que la formation en ligne, selon le centre et le nombre de sessions
FormaCourtage, en ligne399 euros TTC, accès à la plateforme pendant 6 mois

L’e-learning est devenu une modalité très répandue pour la formation IAS 150h. Les raisons sont simples : flexibilité (vous vous formez à votre rythme, où vous voulez, quand vous voulez), coût inférieur au présentiel, et qualité pédagogique qui a considérablement progressé ces dernières années.

Chez FormaCourtage, la formation IAS 150h (niveau 1) coûte 399 euros TTC, payable comptant ou en 3 ou 4x sans frais, 100 % en ligne, avec un accès à la plateforme pendant 6 mois. Découvrez la formation en détail.

Les financements possibles

Les possibilités sont plus limitées qu’on ne le croit souvent :

  • Compte Personnel de Formation (CPF) : les formations IAS ne figurent plus au catalogue. La formation FormaCourtage n’est pas finançable par le CPF.
  • OPCO et France Travail : ces financements sont réservés aux organismes certifiés Qualiopi Source : Code du travail, 2024 , ce que FormaCourtage n’est pas.
  • Employeur : si vous êtes salarié, votre employeur peut régler la formation, avec une facture au nom de l’entreprise.
  • Paiement personnel : comptant ou en 3 ou 4x sans frais, pour le même coût total.

Pour le détail, consultez notre guide pour financer sa formation IAS.

Le retour sur investissement

Soyons concrets : aucun revenu n’est garanti, quel que soit le statut. Les revenus d’un courtier dépendent du portefeuille constitué, des produits travaillés et du temps consacré, et ceux des débuts sont en général modestes et irréguliers. Le coût de la formation initiale pèse en revanche peu dans un budget de lancement, à côté de la RC Pro, de l’association agréée et des frais de structure.

Pour une analyse détaillée des revenus possibles selon les spécialisations, consultez notre article sur le salaire et les revenus du courtier en assurance.

La formation continue DDA : une obligation pour tous les niveaux

Depuis la transposition de la directive européenne sur la distribution d’assurance (DDA, directive 2016/97/UE), tous les intermédiaires en assurance, quel que soit leur niveau, sont soumis à une obligation de formation continue.

Les règles

  • Volume : 15 heures minimum par an Source : Code des assurances, 2024
  • Qui est concerné : tous les intermédiaires inscrits à l’ORIAS (COA, AGA, MIA, MA) et leurs salariés qui participent directement à la distribution d’assurance
  • Contenu : la formation doit permettre d’actualiser les compétences nécessaires aux fonctions exercées. La liste des compétences est fixée par l’arrêté du 26 septembre 2018 Source : Légifrance, 2018-09-26 .
  • Justification : l’intermédiaire doit pouvoir produire la liste des formations suivies, pour lui-même et pour son personnel concerné, avec pour chacune l’entité qui l’a délivrée, la date, la durée, les modalités et les thèmes traités.
  • Sanction : le non-respect de cette obligation peut entraîner des sanctions de l’ACPR, pouvant aller jusqu’à l’interdiction d’exercer.

En pratique

La formation continue DDA peut se suivre en présentiel ou à distance, en une ou plusieurs séquences. Elle peut être assurée notamment par un centre de formation, une compagnie d’assurance ou un intermédiaire :

  • Formations en ligne (e-learning, webinaires)
  • Formations présentielles (séminaires, ateliers)
  • Formation interne (pour les cabinets disposant de leur propre programme)

L’important est de pouvoir documenter les heures suivies et leur contenu. Gardez systématiquement les attestations de formation et les preuves de participation.

Cette obligation vaut pour toutes les catégories d’intermédiaires. Que vous soyez courtier, agent général ou mandataire, vous devez suivre au moins 15 heures de formation continue chaque année.

Les étapes concrètes après l’obtention de votre niveau IAS

Vous avez terminé votre formation et obtenu votre attestation. Et maintenant ? Les étapes suivantes dépendent du statut choisi.

Après le niveau 1 : devenir courtier

  1. Obtenez votre attestation de formation : elle est délivrée à l’issue du stage, après le contrôle des compétences acquises, dont les résultats sont annexés au livret de stage (article R. 512-11 du Code des assurances)
  2. Choisissez votre structure juridique : SAS, SARL, EURL, micro-entreprise. Chaque forme a ses avantages et ses contraintes. Consultez un expert-comptable.
  3. Immatriculez votre structure au registre du commerce et des sociétés, avec un Kbis qui mentionne le courtage d’assurance
  4. Souscrivez votre RC Pro : auprès d’un assureur spécialisé dans la couverture des intermédiaires en assurance. Comparez les offres.
  5. Obtenez votre garantie financière : auprès d’un établissement bancaire ou d’une compagnie d’assurance habilitée (obligatoire uniquement si vous encaissez des fonds)
  6. Adhérez à une association professionnelle agréée : obligatoire pour les courtiers depuis le 1er avril 2022
  7. Inscrivez-vous à l’ORIAS : en catégorie COA, sur le site orias.fr, pour 25 euros par catégorie et par an. Le dossier comprend notamment votre justificatif de capacité, votre Kbis, votre attestation de RC Pro, votre attestation d’adhésion à l’association et, si vous encaissez des fonds, votre garantie financière. L’ORIAS dispose de deux mois à compter d’un dossier complet pour se prononcer.
  8. Signez vos premières conventions de courtage : avec les compagnies d’assurance dont vous souhaitez distribuer les produits
  9. Lancez votre activité : prospection, premiers rendez-vous clients, premiers contrats

Pour un guide détaillé de l’inscription ORIAS, consultez notre article Inscription ORIAS : guide étape par étape.

Après le niveau 1 : devenir agent général

  1. Obtenez votre attestation de formation de niveau 1
  2. Identifiez une compagnie d’assurance qui recrute des agents généraux dans votre zone géographique
  3. Candidatez et passez le processus de sélection de la compagnie (entretiens, tests, analyse de votre profil)
  4. Négociez votre traité de nomination : secteur, portefeuille, conditions financières
  5. Achetez le droit de présentation de portefeuille auprès de l’agent sortant
  6. Inscrivez-vous à l’ORIAS en catégorie AGA
  7. Démarrez votre activité avec le soutien de votre compagnie mandante

Après le niveau 2 : devenir mandataire

  1. Obtenez votre justificatif de niveau 2 : livret de stage de 150 heures, ou justificatif d’expérience ou de diplôme
  2. Trouvez un mandant : courtier ou compagnie d’assurance qui recrute des mandataires
  3. Signez votre contrat de mandat : périmètre d’activité, conditions de rémunération, obligations réciproques
  4. Inscrivez-vous à l’ORIAS en catégorie MIA ou MA (votre mandant peut s’occuper de cette démarche). Si votre mandant est un courtier, l’adhésion à une association professionnelle agréée est obligatoire.
  5. Démarrez votre activité sous la responsabilité de votre mandant

La passerelle entre les niveaux : est-ce possible ?

Oui, et c’est un point important. Les statuts ne sont pas des cases définitives. Vous pouvez passer de l’un à l’autre au cours de votre carrière, à condition de justifier du niveau exigé par le nouveau statut.

De mandataire à courtier (niveau 2 vers niveau 1)

C’est la transition la plus courante. Pour devenir courtier, il faut justifier de la capacité de niveau 1 : un justificatif de niveau 2 ou 3 ne suffit pas. Si vous avez suivi un stage de niveau 2, vous devrez donc suivre un stage de niveau 1 d’au moins 150 heures, sauf si votre expérience vous permet de justifier du niveau 1 : deux ans comme cadre ou quatre ans dans une fonction de production ou de gestion de contrats d’assurance, au sein d’une compagnie ou d’un intermédiaire. Vos années de mandataire ne sont pas forcément prises en compte : vérifiez votre cas. Les autres conditions sont celles de tout courtier : Kbis mentionnant le courtage d’assurance, RC Pro, association agréée et inscription en catégorie COA.

C’est pourquoi il vaut mieux suivre directement le stage de niveau 1 si le courtage fait partie de vos projets : il couvre un programme plus large que le niveau 2 et vous évite de vous reformer le jour du passage. Faites simplement confirmer par votre futur mandant qu’il l’accepte pour votre inscription de mandataire.

D’agent général à courtier (même niveau 1)

L’agent général qui souhaite devenir courtier justifie déjà du niveau 1 : aucun complément de formation n’est exigé. Il doit en revanche remplir les autres conditions du courtier (Kbis mentionnant le courtage d’assurance, RC Pro, association agréée, inscription en catégorie COA) et vérifier les clauses de son traité de nomination, notamment d’exclusivité et de non-concurrence.

La clé : le niveau 1 ouvre le plus de portes

C’est la bonne nouvelle. Le niveau 1 est le seul qui permet d’exercer comme courtier et comme agent général, et c’est le plus exigeant des trois. Avec un justificatif de niveau 1, vous pouvez changer de catégorie en cours de carrière sans reprendre la formation depuis zéro. Avec un justificatif de niveau 2 ou 3, le passage au courtage impose de justifier du niveau 1.

C’est d’ailleurs une raison de plus pour choisir une formation sérieuse, qui délivre une attestation et un livret de stage conformes à l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008, acceptés pour l’inscription à l’ORIAS.

Les erreurs à éviter dans le choix de votre niveau IAS

Voici les erreurs les plus fréquentes chez les personnes qui se lancent dans l’intermédiation en assurance.

Erreur 1 : confondre niveau et difficulté

Nous l’avons dit, mais cela mérite d’être répété. Les niveaux ne sont pas des grades à gravir dans l’ordre. Et contrairement à une idée reçue, le niveau 1 n’est pas le plus facile : c’est le plus complet. La différence, c’est surtout le métier que vous exercerez ensuite.

Erreur 2 : choisir le niveau 2 ou 3 par défaut, “pour commencer doucement”

Si votre objectif est le courtage, visez directement le niveau 1. Commencer par un niveau inférieur “pour voir” est souvent une perte de temps : un justificatif de niveau 2 ou 3 ne permet pas de devenir courtier, et vous devrez vous reformer au moment du passage. Et le portefeuille que vous construirez comme mandataire ne vous appartiendra pas forcément : tout dépend de votre contrat de mandat.

Erreur 3 : ne pas vérifier la conformité de la formation

Toutes les formations IAS ne se valent pas. Vérifiez que la formation correspond au niveau visé (niveau 1 pour exercer comme courtier ou agent général), qu’elle délivre une attestation et un livret de stage conformes à l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008, que le programme couvre bien les 5 unités du niveau 1, et que l’attestation sera acceptée par l’ORIAS. Une formation non conforme, c’est du temps et de l’argent perdus.

Erreur 4 : négliger la formation continue

Obtenir votre attestation IAS n’est que le début. L’obligation de formation continue DDA (15 heures par an) s’applique chaque année une fois que vous exercez. Prévoyez-la dans votre budget et votre planning dès le départ.

Erreur 5 : sous-estimer les obligations du courtier

Le statut de courtier (niveau 1) est le plus libre, mais aussi le plus exigeant en termes d’obligations. RC Pro, association professionnelle agréée, garantie financière si vous encaissez des fonds, conformité ACPR, LCB-FT, devoir de conseil, traitement des réclamations. Assurez-vous de bien comprendre ces obligations avant de vous lancer, et prévoyez le budget nécessaire.

Les chiffres du marché de l’intermédiaire en assurance

Pour éclairer votre décision, voici quelques données sur le marché de l’intermédiaire en assurance en France.

Nombre d’inscriptions à l’ORIAS par catégorie (fin 2023)

CatégorieInscriptions au 31 décembre 2023
Courtiers (COA)26 722
Agents généraux (AGA)11 847
Mandataires d’intermédiaires (MIA)28 972
Mandataires d’assurance (MA)2 715

Source : rapport annuel 2023 de l’ORIAS. Au 31 décembre 2025, l’ORIAS comptait 74 077 inscriptions en assurance, toutes catégories confondues.

Entre fin 2013 et fin 2023, les inscriptions de courtiers sont passées de 21 550 à 26 722 et celles de mandataires d’intermédiaires de 15 689 à 28 972. Sur la même période, les agents généraux (autour de 11 800) et les mandataires d’assurance (autour de 2 700) sont restés stables. Le courtage et le mandat d’intermédiaire sont donc les deux catégories qui ont le plus progressé.

Le marché de l’assurance en France

L’assurance représente un marché de 283,3 milliards d’euros de cotisations en 2024 en France Source : France Assureurs, 2024 . Les intermédiaires (courtiers, agents généraux, mandataires) en distribuent une part importante. C’est un marché massif, structurellement porteur, et qui offre des opportunités réelles pour les nouveaux entrants motivés et bien formés.

L’évolution du métier

Le secteur de l’intermédiaire en assurance est en pleine transformation :

  • Digitalisation : les outils de comparaison, de souscription en ligne et de gestion à distance se généralisent
  • Consolidation : les petits cabinets de courtage se regroupent pour atteindre une taille critique
  • Spécialisation : les courtiers généralistes laissent de plus en plus la place à des courtiers spécialisés (santé collective, risques professionnels, expatriés, TNS, etc.)
  • Conformité : les exigences réglementaires augmentent chaque année, ce qui favorise les professionnels bien formés
  • Concurrence : les comparateurs en ligne et les insurtechs modifient les habitudes des clients, mais ne remplacent pas le conseil personnalisé d’un courtier compétent

Ces évolutions créent des opportunités pour les nouveaux entrants qui comprennent le digital, qui se spécialisent, et qui misent sur la qualité du conseil plutôt que sur le volume.

Formation IAS en e-learning : le choix dominant en 2026

Une grande partie des formations IAS 150h se suit désormais en e-learning. Et pour cause : les avantages sont nombreux.

Pourquoi l’e-learning domine

  • Flexibilité : vous vous formez à votre rythme, le soir, le week-end, pendant vos pauses. Pas besoin de poser des congés ou de vous déplacer.
  • Coût : une formation en ligne coûte en général moins cher qu’une formation en présentiel.
  • Accessibilité : vous pouvez suivre la formation depuis n’importe où en France, sans contrainte géographique.
  • Qualité pédagogique : les plateformes modernes proposent des contenus interactifs, des quiz d’auto-évaluation et un suivi de progression.
  • Traçabilité : le suivi de votre progression est automatisé, ce qui aide à justifier le suivi du stage.

Ce qu’il faut vérifier avant de choisir une formation en e-learning

  • Conformité réglementaire : le programme respecte-t-il l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008 ? Le livret de stage et l’attestation sont-ils fournis, au format accepté par l’ORIAS ?
  • Programme complet : les 5 unités du programme de niveau 1 sont-elles couvertes, sur au moins 150 heures ?
  • Suivi de progression : la plateforme enregistre-t-elle votre avancement ?
  • Contrôle des connaissances : comment vos connaissances sont-elles contrôlées, et le seuil de validation est-il clairement défini ? Le Code des assurances prévoit un contrôle des compétences à l’issue du stage (article R. 512-11).
  • Support pédagogique : comment obtenir une réponse en cas de question ?
  • Avis et retours : que disent les anciens apprenants ?

Chez FormaCourtage, la formation IAS 150h est 100 % en ligne et suit le programme de niveau 1 fixé par l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008. Chaque module se termine par un quiz (70 % de bonnes réponses pour valider, tentatives illimitées) et votre progression est enregistrée. Une fois le parcours terminé et validé, vous téléchargez une attestation de formation, acceptée pour l’inscription à l’ORIAS, et un livret de stage. Découvrir la formation IAS 150h.

Le cas particulier du niveau 3 : l’assurance à titre accessoire

Attention à ne pas confondre deux choses. Le niveau 3 (article R. 512-12 du Code des assurances) est réservé aux mandataires d’assurance et mandataires d’intermédiaires qui distribuent de l’assurance à titre accessoire à leur activité professionnelle principale, et qui ne proposent que des contrats complémentaires au produit ou au service qu’ils fournissent, sans couverture de responsabilité civile. C’est le cas, par exemple, d’une agence de voyage qui propose une assurance annulation avec ses séjours.

Ce niveau se justifie par une formation d’une durée raisonnable, adaptée aux produits et contrats proposés et sanctionnée par une attestation, ou par six mois d’expérience dans une fonction de production ou de gestion de contrats d’assurance, ou par un diplôme de la liste. Les textes ne fixent pas de durée minimale en heures pour ce niveau : une durée annoncée (20 heures, par exemple) relève du choix du centre de formation. Dès que les contrats proposés comportent une couverture de responsabilité civile, c’est le niveau 2 qui s’applique.

Le niveau 3 ne permet pas de s’inscrire à l’ORIAS comme courtier (COA) ou agent général (AGA), ni d’exercer comme mandataire à titre principal. Si votre projet est de faire de l’intermédiation en assurance votre activité principale, c’est le niveau 2 (mandataire) ou le niveau 1 (courtier, agent général) qui s’applique.

La décision est entre vos mains

Retenez l’essentiel. Les niveaux IAS ne sont pas des échelons à gravir, et le niveau 1 est le plus complet, pas le plus facile. Si votre projet est d’être indépendant, de construire votre propre portefeuille et de choisir vos partenaires assureurs, c’est le niveau 1 qui vous concerne. Dans tous les cas, c’est votre projet professionnel qui détermine le bon niveau.

Le courtage est un métier exigeant, mais une formation à quelques centaines d’euros reste un ticket d’entrée modeste pour une profession réglementée. Le marché de l’assurance est porteur, et la réglementation protège les professionnels sérieux.

Les trois niveaux IAS existent pour une raison simple : le marché de la distribution d’assurance a besoin de courtiers indépendants, d’agents généraux liés aux compagnies, et de mandataires qui travaillent sous la responsabilité d’un professionnel. Chaque statut a sa place, sa logique et son utilité.

Votre travail, maintenant, est de déterminer lequel correspond à votre projet. Les faits sont là. Les chiffres sont là. Le cadre légal est clair.

Pourquoi démarrer maintenant la formation IAS 150h

Trois raisons concrètes de ne pas reporter votre inscription :

  • Le niveau 1 ouvre le plus de portes. C’est le niveau exigé des courtiers et des agents généraux, et le plus complet des trois. En le visant dès le départ, vous gardez la possibilité de devenir courtier sans vous reformer.
  • L’e-learning permet d’avancer à votre rythme. Vous démarrez dès le paiement et vous répartissez les 150 heures selon votre disponibilité, sur ordinateur, tablette ou mobile. Pas besoin de poser de congés.
  • Le coût reste modeste dans un budget de lancement. 399 euros TTC, payables en 3 ou 4x sans frais, à côté de la RC Pro, de l’association agréée et des frais de structure. Aucun revenu n’est garanti : votre activité dépendra de la clientèle que vous construirez.

La formation IAS 150h de FormaCourtage prépare au niveau 1, selon le programme fixé par l’arrêté du 23 juin 2008 modifié par l’arrêté du 11 juillet 2008. Elle n’est pas finançable par le CPF, un OPCO ou France Travail, mais vous pouvez la régler vous-même, comptant ou en 3 ou 4x sans frais, ou la faire payer par votre employeur avec une facture au nom de l’entreprise.

Si vous êtes prêt à vous lancer, commencez votre parcours vers l’intermédiation en assurance. Le bon niveau dépend de votre projet. C’est votre ambition qui fera la différence.

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Questions fréquentes

À propos de ce sujet

Les niveaux IAS 1, 2 et 3 correspondent-ils à des niveaux de difficulté ?
Pas au sens où on l'entend souvent. Les trois niveaux correspondent à des catégories d'intermédiaires et ne se passent pas dans l'ordre. Le niveau 1, exigé des courtiers (COA) et des agents généraux (AGA), est le plus complet : stage d'au moins 150 heures sur un programme en 5 unités. Le niveau 2, exigé des mandataires d'assurance (MA) et des mandataires d'intermédiaires (MIA), demande aussi 150 heures minimum, sur au moins 3 unités d'un programme qui en compte 4. Le niveau 3 est réservé aux mandataires qui distribuent de l'assurance à titre accessoire, avec une formation d'une durée raisonnable adaptée aux produits.
Peut-on passer du niveau IAS 3 au niveau 1 sans refaire la formation ?
Non. Pour s'inscrire à l'ORIAS comme courtier (COA), il faut justifier de la capacité de niveau 1 (article R. 512-9 du Code des assurances) : un stage d'au moins 150 heures sur le programme de niveau 1, ou deux ans d'expérience comme cadre ou quatre ans dans une fonction de production ou de gestion de contrats d'assurance, ou un diplôme figurant sur la liste fixée par arrêté. Une attestation de niveau 3, et même un livret de stage de niveau 2, ne suffit pas. Il faut aussi remplir les autres conditions du courtier : Kbis mentionnant le courtage d'assurance, RC Pro, adhésion à une association professionnelle agréée et inscription en catégorie COA.
Quel niveau IAS choisir si je veux devenir courtier en assurance ?
Le niveau 1. C'est le niveau exigé pour s'inscrire à l'ORIAS en catégorie COA (courtier en assurance), comme pour les agents généraux. Le courtier choisit ses partenaires assureurs et constitue sa propre clientèle. Si votre objectif est le courtage, même à terme, visez directement le niveau 1 : un justificatif de niveau 2 ou 3 ne vous permettra pas de devenir courtier, et vous devriez vous reformer au moment du passage.
Combien coûte la formation IAS 150h selon le niveau visé ?
Le prix varie selon les organismes et les modalités de formation. Chez FormaCourtage, la formation IAS 150h (niveau 1) est à 399 euros TTC, payable comptant ou en 3 ou 4x sans frais. Elle n'est pas finançable par le CPF (les formations IAS ne figurent plus au catalogue), ni par un OPCO ou France Travail, réservés aux organismes certifiés Qualiopi. Votre employeur peut en revanche la régler, avec une facture au nom de l'entreprise.
La formation continue DDA de 15h par an est-elle obligatoire pour tous les niveaux IAS ?
Oui. Depuis la transposition de la directive européenne sur la distribution d'assurance (DDA, directive 2016/97/UE), l'article R. 512-13-1 du Code des assurances impose au moins 15 heures de formation ou de développement professionnels continus par an. L'obligation vise les intermédiaires et les membres de leur personnel concernés, quelle que soit la catégorie (COA, AGA, MIA, MA). L'intermédiaire doit pouvoir produire la liste des formations suivies, avec pour chacune l'entité qui l'a délivrée, la date, la durée, les modalités et les thèmes traités.
Le niveau 3 IAS dure-t-il 150 heures ou 20 heures ?
Ni l'un ni l'autre n'est fixé par les textes. Le stage de 150 heures minimum concerne les niveaux 1 et 2 (articles R. 512-9 et R. 512-10 du Code des assurances). Pour le niveau 3, l'article R. 512-12 exige une formation d'une durée raisonnable, adaptée aux produits et contrats proposés et sanctionnée par une attestation, ou six mois d'expérience, ou un diplôme de la liste. Ce niveau est réservé aux mandataires qui exercent à titre accessoire et ne proposent que des contrats complémentaires à leur produit ou service, sans couverture de responsabilité civile. Si vous voulez faire de l'assurance votre métier principal, c'est le niveau 2 (mandataire) ou le niveau 1 (courtier, agent général) qui s'applique.
Combien de temps faut-il pour terminer la formation IAS 150h en e-learning ?
Le stage dure au moins 150 heures : c'est la seule durée fixée par les textes. En e-learning, vous les répartissez à votre rythme, selon votre disponibilité. Chez FormaCourtage, l'accès à la plateforme est ouvert pendant 6 mois après le paiement, et votre progression est enregistrée d'une session à l'autre.

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